‹ J.-B. CarrierChapitre 81 sur 207 · Duvergier, Collection délais, VII · texte numérisé non relu

Duvergier, Collection délais, VII

2. Moniteur du 29 juillet 1793 {Réimpression, XVII, 249), et aiitres lettres dans le même numéro de ce journal.

rendent notre cause odieuse. Depuis quinze jours, ils ont recruté plus de vingt mille hommes pour les brigands : maisons incendiées et dévastées, meurtres de patriotes, violences brutales sur les femmes; jamais hordes de barbares ne commirent d'excès plus atroces... Le mal est porté si loin qu'il faut tout mon dévouement à la patrie pour vous le dénoncer. Je vous donnerai des détails horribles dans le compte général, que je mettrai bientôt sous vos yeux^ »

Voici comment. Tannée suivante, Dubois-Crancé, dont le nom est demeuré attaché à la réorganisation de l'armée à cette époque, décrivait l'état des troupes employées en Vendée : a On y est plus occupé à se battre pour le pillage que pour la République. Quand on a fait son sac, on craint de perdre son sac, et on se rend à un dépôt, sous quelque prétexte, pour y jouir de l'aisance que l'on s'est procurée... La première cause de dépopulation de nos armées, c'est la division matérielle des corps. Il y a, dans plusieurs armées, presque autant de noms de corps qu'il y a de fois cent cinquante hommes. Ces petites masses attirent à elles tousles lâches, tous les mauvais sujets, et, lorsqu'ils sont arrivés, sous prétexte que ces massesne sont pas celles auxquelles ils appartiennent, ils retournent à d'autres qu'ils ne connaissent pas davantage-.»

1. Recueil des actes du Comité de Salut, public et Correspondance, V, 432. Voir aussi : Grille, la Vendée en 1793, ï, 212 et 240; Savary, Guen-es des Vendéens et des C/iouans, I, 419 ; Bûchez, Histoire parlementaire de la Révolution, WWV\, 405; Lettre de Gillet, Rapport de Courtois sur les papiers de Robespierre, 240; Lockroy, Une mission en Vendée, lettre de JuJlien, p. 231.

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