‹ J.-B. CarrierChapitre 97 sur 207 · Regislre crécroii du Boun'ay, f · texte numérisé non relu

Regislre crécroii du Boun'ay, f

2. Nombreuses pièces de comptabilité signées de lui (Arcli départ).

LfaS HABiTAT10^S DÉ CAItHlEU A NANTES 213

lions de la Loire-Infdrieure portait le plus grand intérêt. A diverses reprises, Tauteur |de ces lettres, écrites de. Paris durant le procès, se félicite du silence des accusés et des témoins à l'endroit de Prigent, et exprime la crainte la plus vive de Tentendi-e incriminer. l\irmi les papiers desreprésentanls Boursault et Ruelle, en mission à Nantes, à la fin de l'an II, se trouve une lettre à leur adresse signée de Forget et datée de la 2" sansculottide (18 septembre 1794), dans laquelle il les avertit de se métier de Prigent. «Le représentant Bô, ajoute-t-il, en a fait justice au peuple en Féloignant de ses bureaux. On peut se renseigner sur lui auprès de la Société populaire de Rennes ; il a commis des faux'. » Gomment Prigent évitat-il d'eti'e cité comme témoin alors que son propre secrétaire, Sandrock, ancien commis négociant, employé lui aussi dans Tadministration des charrois militaires, fut appelé à déposer comme ayant approché Carrier par Tintermédiaire de Prigent? Sandrock reconnut s'être trouvé au fameux diner sur la galiote avec Lamberty^. Sans prétendre percer à jour ce mystérieux intrigant, je me le figure homme d'esprit, flatteur et plus soucieux de l'être que du paraître. Pour s'être contenté d'exercer une influence occulte, il réussit à se Taire oublier et garda sa place.

Carrier prenait des arrêlés à tort et à travers, sans s'inquiéter de savoir s'il était possible de les exécuter, et il négligeait ensuite de faire le nécessaire pour qu'ils produisissent leur effet.

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