‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 126 sur 198 · EocL. XX · texte numérisé non relu

EocL. XX

CARRIER LÉfilSLATEUR 291

Le 10 germinal [oO mars 1794), il appuie énergiquement le renvoi, devant le Tribunal révolutionnaire, de Pichard-Dupage, ancien procureur général-syndic du département de la Vendée, contre lequel aucune charge n'avait pu être relevée par la Commission militaire de Fontenay^

Un autre jour, il qualifie de muscadins les jeunes gens qui, pour se soustraire aux dangers de la guerre, se font incorporer dans l'administration des charrois; et, à la suite d'une discussion, un décret est voté pour obvier à cet abus -.

Il célébrait, au besoin, la gloire des armées, et prêchait l'obéissance au gouvernement du Comité de Salut public : « Est-il au pouvoir d'un Français, disait-il, le 9 floréal (28 avril), de retenir l'expansion de sa joie quand il voit les succès de sa patrie et la bonne conduite do nos soldats... L'ouverture de la campagne nous présage les plus grands succès. Plus nos soldats avanceront dans leur honorable carrière et plus nous nous réjouirons des victoires de la librrté. Réjouissons-nous dans l'intérieur, et sachons y maintenir l'harmonie civile pendant que nos frères d'armes portent des coups terribles au despotisme. 11 n'y a pas de plus sûr moyen pour maintenir l'harmonie civile que de concourir de toutes nos forces à seconder les efforts du Gouvernement révolutionnaire et à centraliser ses opérations. Le fédéralisme avait isolé toutes les parties de la République pour nous replonger dans le chaos. Sans unité, un Gouvernement tend

1. Réimpression du Moniteur^ XX, 93. Un mois plus tarti, le 9 floréal, Pichard était condamné à mort et exécuté. Eod.^ XX, .S8i.

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