Séance du .3 floréal, XX
à sa dissolution. D'après les mesures révolutionnaires saj^ement établies, tout va reprendre une face nouvelle, et la marche du Gouvernement n'éprouvera aucune difficulté'.» Carrier n'avait pas seulement des amis parmi ses collègues; certains d'entre eux, et de ceux mêmes qui l'avaient vu à l'œuvre, louaient et prônaient l'énergie de ses mesures. « 11 faut, — écrivaient de la Rochelle, le 5 floréal an II (24 avril 1794), Hentz et Francastel au Comité de Salut public, — au milieu des fédéralistes et des contre-révolutionnaires, des hommes forts de caractère et défiants... Il faut, dans ces parties, Carrier, qui a sauvé Nantes par la vigueur de ses mesures, ou quelqu'un semblable à lui-. »
L'ascendant de Robespierre, sur le Comité de Salut public et la Convention avait atteint son apogée dans les jours qui suivirent son discours sur le rapport des idées religieuses avec les principes républicains. Un arrêté de ce même Comité avait enjoint aux agents nationaux de toutes les communes de France de le faire lire comme une sorte d'évangile, chaque décade, dans tous les édifices publics^.
Le Club des Jacobins ne pouvait lui refuser sa part d'adulation. Le jeune Jullien, revenu de Rordeaux, et sur le point d'y retournei', pour y reprendre le cours de ses épurations sanglantes, s'était chargé de rédiger une adresse des Jacobins à la Convention pour marquer leur adhésion aux doctrines