Histoire parlementaire de la BévoluHon, XXXIV, 9(ï
refuserez pas d'ontondro un malheureux père. Je déclare que ni moi, ni mon fils, n'avons demandé cette place '. » Devant le danger Tamour paternel perd le sang-froid, et la preuve en est dans les paroles de JuUien de la Drôme. 11 présentait, comme un petit garçon presque irresponsable, unhonime dont Tautorité avait dominé à Bordeaux celle des représentants en mission, et qui n'avait fait usage de cette autorité que pour activer les travaux d'une Commission qui, selon lierriat-Saint- Prix, méritent d'être cités même après ceux de Fouquier-ïinville'-.
« La réaction qui suivit lel)thermidor,ditquelque part Emile Souvestre, a fait prendre le change aujourd'hui sur la signification de cet événement. On y cherche une révolution de principes, lorsque ce ne fut en réalité qu'un complotde personnes. On a jugé la cause par les suites, qui étaient imprévues pour la plupart des thermidoriens. Ce ne fut point, comme on semble le croire maintenant, un brusque point d'arrêt dans la Terreur, mais un de ces changements dont la Convention avait donné tant d'exemples. Après le 9 thermidor, en effet, il eût été difficile de dire en quoi les vainqueurs différaient des vaincus^. »
L'année suivante, Joseph de Maistre écrivait, dans ses Consif/érations sur la France : « L'histoire du 9 thermidor n'est pas longue ; quelques scélérats firent périr quelques scélérats. Sans cette brouillerie de famille, les Français gémiraient