‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 150 sur 198 · Aulard, la Réaction thermidorienne, p · texte numérisé non relu

Aulard, la Réaction thermidorienne, p

LA MISE EN ACCUSATION 36l

n'ôteront rien à l'énergie des mesures que la justice doit prendre contre des coupables. En attendant, le Tribunal a congédié quatre-vingt-seize témoins, regardés comme inutiles à Téclaircissement de l'affaire. Lechantre * a le bonheur d'être de ce nombre, et par conséquent de s'en retourner quand il le voudra. Il a reçu sept cent vingt livres, savoir : quatre cent vingt pour ses frais de route, et trois cents pour trente jours de présence au Tribunal.

A la séance du 28 brumaire (18 novembre), le président donna lecture d'une lettre de Carrier par laquelle il demandait :

1" Le délai d'une décade pour méditer sa défense; 2° la communication du rapport imprimé de la Commission des Vingt et un; 3° communication par l'accusateur public des copies et des originaux des minutes de Phelippes-Tronjolly. Ces .pièces étaient les ordres donnés à ce dernier, d'exécuter sans jugement, une fois, vingt-quatre et, l'autre fois, vingt-sept brigands.

La Convention passa à l'ordre du jour sur la première demande et accorda les deux autres-.

Au cours de la séance du l'^" frimaire (21 novembre), le président, qui était Legendre, communiqua à l'Assemblée une lettre du Comité de Sûreté générale, par laquelle il la priait de fixer le moment de la comparution de Carrier. Plusieurs voix crièrent : A l'instant ! La question fut posée de savoir

1. Lechantre était un tionoralile négociant de Nantes, qui, en qualité de membre de la garde nationale, avait dû escorter les victimes de la noyade du IJoufl'ay {Bullelin du Tfi/junal l'évohitionnaire. \ll, p. 'SU).

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