‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 151 sur 198 · Réimpression du Moniteur, XXII, p · texte numérisé non relu

Réimpression du Moniteur, XXII, p

s'il comparaîtrait à la barre ou à la tribune. Sur une observation de Merlin, que Carrier était ce qu'il était la dernière fois qu'il avait été entendu, il fut décrété qu'il parlerait à la tribune. Carrier parut alors accompao;né de gendarmes, et, sur l'invitation du président, il monta à la tribune'.

Son discours, ou plutôt sa plaidoirie, occupa la fin de la séance, toute celle du lendemain, et une grande partie de celle du H frimaire. Le premier jour. Carrier doimait lecture lui-même des charges articulées dans le rapport de la Commission, et après la lecture de chacune d'elles, il produisait sa réfutation; les deux autres jours, ce fut un secrétaire qui fit cette lecture, et il répondit à chaque grief de la même façon.

Au début de la discussion, Carrier se plaignit de la communication tardive des documents qui ne lui étaient parvenus que la veille. 11 se plaignait pour la forme, car, au fond, il n'était pas une seule des pièces imprimées qui ne lui eût été soumise, et il avait pu en discuter la valeur à loisir avec les membres de la Commission.

L'ordre adopté pour les débats — Carrier lisant ou entendant lire un paragraphe accusateur, et y répondant — avait été suivi régulièrement jusqu'au milieu de la séance du2frimaire, quand, àla suite de la lecture de l'articulation dePhelippes de lui avoir ordonné l'exécution sans jugement, le 27 frimaire, de vingt-quatre brigands, dont deux de treize, et deux de quatorze ans, et, le 29 du môme mois, de vingt-sept, dont plusieurs jeunes femmes, ilniafor-

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