‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 165 sur 198 · Bulletin du Tribunal révolutionnaire, VU, ijS · texte numérisé non relu

Bulletin du Tribunal révolutionnaire, VU, ijS

39«j J.-B. CARRIER

d'oreillos de brigands. H fut aussitôt mis en accusation '.

Le 14 frimaire, selon le Bulletin du Tribunal révolutionnaire ^ deux autres citoyens lurent, sur la demande de Taccusateur public, mis en état d'arrestation : le commandant Lcfaivre et un marin, du nom de Massé, qui avaient conduit en pleine mer, pour les noyer, une quarantaine de personnes. L'époque de ce crime (5 ventôse an 11) était postérieure de deux mois au départ de Nantes de Carrier ; et, parce qu'il ressemblait à ceux qui étaient reprochés à (Carrier, ce n'était pas une raison suflisante pour en impliquer les auteurs dans une all'aire à laquelle ils étaient étrangers.

Ce qui avait manqué jusque-là dans l'instruction, c'étaient les dates des événements, qui, seules, pouvaient, en éclairant les juges sur l'enchaînement des faits, leur fournir le moyen de déterminer les responsabilités. Ce fut Guillaume Laënnec qui les donna dans une déposition très nette, heureusement recueillie par Villenave. Le soir même (14 frimaire), Laënnec écrivait à sa femme que sa déposition avait tellement impressionné Real qu'il la lui avait fait répéter au sortir de l'audience, (ioullin, que cette déposition touchait aussi sensiblement que Carrier, ne trouvant rien à y répondre au témoin, lui reprocha son fédéralisme.

1. M. de la Sicotière, Téminent auteur de Frotlé el les insurrections normandes, a publié sur ce Dliéron, dans la Revue de Bretagne et de Vendée (octobre 1879, janvier, avril 1880) une notice extrêmement intéressante.

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