Voir la Vendée pal riole, H
2. Recueil des actes du Comité de Salut public, VI, fiOT. Voir aussi lettre de Gillet; eod., Vil, 61.
se défiait de sa propre audace pour les mesures de répression qu'il méditait.
Après avoir recommandé quelques arrestations au Comité révolutionnaire de Saint-Brieuc, il lui écrit : « Il ne faut pas que le triomphe de la sansculotterie soit imparfait. Il faut que toutes les places soient remplies par de braves sans-culottes. Il faut que tout ce qui ne veut pas être sans-culottisé en soit écarté, qu'il soit réduit à l'impuissance de nuire, par les mesures les plus fermes. Pour en préparer l'heureux succès, je vous envoie les pouvoirs les plus étendus. »
De Rennes, le 8 septembre, il annonce au Comité de Salut public qu'il se propose de faire déporter Lecoz, l'évêque constitutionnel d'Ille-et-Vilaine. Le Comité de Salut public lui répond : « Les pouvoirs que la Convention vous a conférés sont bien suffisants pour autoriser toutes les mesures que vous croirez nécessaires'. »
De Rennes encore, il informe, le 11 septembre, ce même Comité (car il semble vouloir ne le laisser ignorer aucun de ses actes) des difficultés que lui a causées une compagnie de canonniers oii se trouvaient quelques individus égarés par de « perfides administrateurs ». 11 a fait arrêter le commandant et envoyé les hommes à l'armée du Nord-. La fête du dimanche précédent a été très brillante; on a planté un arbre de la liberté, et la population a dansé toute la nuit. « Les cris de l'allégresse la