‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 24 sur 198 · Recueil des actes, VIIl · texte numérisé non relu

Recueil des actes, VIIl

2. Gillet et Méaulle écrivaient, le 7 octobre 1793, que la destitution de Dubayet, de Ganclaux et de Grouchy, n'avait causé aucun mouvement fâcheux, quoiqu'ils eussent la confiance des soldats. Recueil des actes, VII, 285.

3. Une députation de la Société de Vincent-la-Montagne exprima à la Convention ses regrets de ces destitutions. Réimpression du Moniteur, octobre 1793. XVIII, 112.

4. Rapport de Saint-Just, du 10 octobre 1793. Réimpression du Moniteur, XVIII, 107.

MONTAIGU, CnOLET, NANTES 41

Léchelle était un incapable, et, au dire de Kléber, « le plus làclio des soldats, le plus mauvais des officiers, le plus mauvais des' chefs qu'on eût jamais vus', » mais il suffisait qu'il fût de l'espèce de Rossignol, dont Prieur de la Marne disait, que, ^<- perdrait-il encore vingt batailles, éprouverait-il encore vingt déroutes, il serait toujours l'enfant chéri du Comité de Salut public- ».

Carrier a lui-même rendu compte de sa mission à Montaigu dans une lettre dont l'autographe existe à la Bibliothèque de Nantes ■^

Au quartier gcuéral de Montaigu, le 11 octobre 1793, an 11 de la République française une et indivisible.

<■<■ Je suis arrivé à Montaigu, mon brave ami, avec Léchelle, général en chef, le 9, à six heures du soir, en vertu de la mission dont m'ont investi nos collègues Hentz et Prieur (de la Côte-d'Or) à Nantes. Quel regret n'ai-je pas de n'avoir pas eu le temps de continuer mes opérations révolutionnaires dans cette ville, et de les finir dans toute la ci-devant Bretagne ! En franc républicain je dois te déclarer que je jouissais, dans ces contrées, de toute la confiance de la sans-culotterie, et que mon seul nom inspirait un salutaire effroi

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