‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 54 sur 198 · Edition Poulet-Malassis, p · texte numérisé non relu

Edition Poulet-Malassis, p

3. Réimpression du Moniteur, numéro du 2 brumaire au \H, XXII, 286.

lier, nous offrait le spectacle, continuel de cadavres noyés, descendant de Saumur, d'Angers, et de Château-Gontier. Les papiers-nouvelles, les Bulletins de la Convention, nous en transmettaient le récit •. » Dans une lettre, dont Dernier donna lecture à la Convention, le 5 brumaire an III, le général Danican écrivait : « On ne s'est pas contenté de noyer à Nantes; ce genre de supplice avait lieu à trente lieues en remontant la Loire... on noyait aux Pontsde-Gé les gens suspects-. >.

Forget a déclaré que, se trouvant à Angers, il y vit BoUogniel, qui y était venu pour amener les cent trente-deux Nantais, et que celui-ci lui dit « que, peut-être, à ce moment, leur avait-on fait leur affaire, vu que, la veille, on avait noyé beaucoup de monde auxPonts-de-Gé)). BoUogniel, interpellé, répondit, qu'étant au Gomité révolutionnaire d'Angers, il avait entendu dire que seize ou dix-huit cents individus venaient d'être noyés aux Pontsde-Gé3. Voici, du reste, une lettre qui confirme ces on-dit. Datée d'Angers le 9 frimaire an II , adressée au ministre de la Guerre, et signée du général Robert, cette lettre a été copiée aux Archives de la Guerre par M. Desmé de Ghavigny, qui l'a insérée dans sonou-

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