‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 8 sur 198 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

Dans la masse considérable de petits faits que j'ai recueillis sOr Carrier et sur les complices de ses cruautés, il s'en trouve beaucoup, je le reconnais,' qui ne méritaient guère de figurer dans un livre. Mon excuse est que j'habite la province et que je fais de l'histoire locale. On n'écrirait jamais si on ne comptait pas sur l'indulgence des lecteurs. Je souhaite donc que les miens ressemblent k Pline le Jeune lorsqu'il disait : Hisioy^ia quoquo modo scripta delectat.

Cet ouvrage, consacré spécialement à la personne de Carrier, n'est que le complément d'études sur la Terreur à Nantes, publiées à diverses époques. Il était presque achevé quand parut, il y a quelques années, le livre très intéressant de M. le comte Fleury intitulé Carrier à Nantes, dont les détails — lui-même le déclare de la façon la plus loyale dans son introduction — ont été en partie empruntés à mes études antérieures. Je renonçai alors à publier mon livre. Cette année, après les avoir relus tous les deux, la présomption m'est venue de croire que, malgré la ressemblance inévitable du récit des mêmes événements, mon travail pouvait avoir son utilité. Nos points de vue sont différents. M. le comte Fleury a retracé le tableau saisissant de la Terreur à Nantes, et Je me suis surtout proposé de démontrer que les crimes de Carrier avaient été le résultat de l'application d'un système de gouvernement et non pas simplement les actes d'un scélérat atteint de fureur lioniicide.

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