rcliives de rEmpire, W, 493, n
iii-4''^. Les administrations, qui auraient dû être compté lées et modifiées au reçu de la loi, ne le furent que plus tard, après le dépari de Carrier, par un arrêté de Garrau et de Prieur delà Marne, en date du 17 ventôse (7 mars 1794). Le District avait informé le (Comité de Salut public de cette situation en lui écrivant, le 20 nivôse, qu'à trois reprises différentes les invitations qui avaient été adressées à Carrier étaient demeurées sans réponse. La veille de son départ, il n'y avait pas encore d'agent national au District. Gicqueau, qu'il avait désigné, écrivait à ce moment que jamais il n'avait consenti à accepter ce poste'.
[Jn résultat fort appréciable de la loi du 14 frimaire fut la suppression de la compagnie Marat, quoique le Comité l'eût remplacée par des commissaires qui ne valaient guère mieux. Les riches habitants de la ville continuèrent d'être pressurés, et Laniberty demeura investi du pouvoir de noyer les brigands emprisonnés à l'Entrepôt.
Conlirmédans ses pouvoirs illimités parle Comité de Salut public, Carrier n'avait point à craindre qu'on lui reprochât d'en avoir abusé. Tous les représentants en mission qui avaient prodigué la peine de mort pouvaient d'ailleurs se rassurer. Ce même Comité leur disait dans une circulaire, insérée au Moniteio- du 5 nivôse : « 11 était bien difficile qu'un excès de zèle, respectable d'ailleurs, n'élançât pas quelques-uns d'entre vous au-delà
1. Catalogue de la Bibliothèque publique de Nantes, n° 50, 068, reproduit en grande partie dans la Connnune et la milice de
.Va/i/e.s-, VIII, aae.