‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documents (volume 2)Chapitre 97 sur 198 · LA SOCIÉTÉ VINCENT-LA-MONTAGNE · texte numérisé non relu

LA SOCIÉTÉ VINCENT-LA-MONTAGNE

La dépiitation iio l'ut pas mieux accueillie; la porte resta fermée, et le secrétaire leur répondit que, (( fussent-ils des citoyens enragés, sortis du diable ou de l'enfer, ils ne seraient pas reçus; que, d'ailleurs, Carrier ne recevait même pas les généraux ».

Très froissée, la Société écrivit, dès le retour de la députation, une lettre à Carrier où elle se plaignait du traitement innig(' à des amis et à des frères, qu'un secrétaire indigne avait repoussé, au risque de laisser échapper l'heureuse occasion de s'emparer de Charette. '< La Société veut que les brigands soient totalement détruits et exterininés^ et c'est pour cela qu'elle a chargé des commissaires de prendre toutes les mesures nécessaires pour y parvenir'. »

Cette lettre, qui porte la date du 12 pluviôse, an II (31 janvier 1791), n'était pas parvenue à sou adress<% que Carrier, informé de son contenu, signait l'ordre au premier ofticier de la force publique de lui amener (champenois. Celui-ci, le lendemain dans la matinée, était appréhendé, et, malgré la promesse de se rendre de bonne volonté, conduit à travers la ville, entre quatre fusiliers, jusqu'à la maison de Bourg-Fumé. L'entrevue fut des plus animées; les propos les plus vifs furent ('chang('s. Carrier reprocha à (champenois d'avoir cherché l\ avilir en lui la représentation nationale, d'avoir fait la motion de décacheter ses lettres, et ne parla de rien moins que de le faire guillotiner. Champenois, à l'en croire, car

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