‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documentsChapitre 14 sur 172 · Réimpression du Moniteur y XVUI · texte numérisé non relu

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Le lendemain de ce discours, Garât rencontra Carrier ; et, comme il lui faisait part des inquiétudes que lui causaient les paroles de Robespierre, Carrier lui répondit : « 11 faut que Brissot et Gensonné tâtent de la guillotine ; il faut qu'ils la dansent*. » Le représentant du Cantal se révélait dans cette réponse ; au début des querelles de partis, et avant que la lutte pour la vie fût devenue la principale préoccupation des membres de la Convention, Carrier déjà trouvait tout naturel qu'on guillotinât ceux de ses collègues qui avaient sur Torientation de la République des idées différentes des siennes.

Deux jours plus tard, le 12 juillet 1793, il était envoyé en mission, avec Pocholle, dans les départements de la Seine-Inférieure, de la Manche, et du Calvados, pour y combattre le fédéralisme 2.

1. Bûchez, Histoire parlementaire de la Révolution^ XVIII, 416.

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