‹ J.-B. Carrier, représentant du Cantal à la Convention, 1756-1794, d'après de nouveaux documentsChapitre 43 sur 172 · Bulletin du Tnbunal révolutionnaire, VI · texte numérisé non relu

Bulletin du Tnbunal révolutionnaire, VI

2. En faveur de la thèse des membres du Comité, voir Bachelier, Mémoire pour les acquittés, note de la page 16; Chaux au peuple français, p. 20; Goullin, iiulletin du Tribunal révolutionnaire, VI, n° 100, p. 397.

Protestations des administrateurs : Bulletin du Tribunal révolutionnaire, VI, p. 329, et VI, 97, p. 397. U y a dans le Bulletin des erreurs de pagination qui obligent, pour certains renvois, de mentionner à la fois les numéros et les pages.

Forget, convaincu d'avoir assisté à la séance secrète du Comité (Courrier universel du 16 frimaire an 111) a nié plus tard le fait dans le Forget au lecteur impartial, ci soutenu, page 11, qu'il avait quitté la séance en même temps que les membres des administrations.

dans sa déposition, qu'il était allé informer Carrier, qui parut étonnéde la chose, et qui lui dit que Tordre ne serait pas exécuté. Mais on sait que Robin était l'ami le plus dévoué de Carrier, et que presque toutes ses déclarations lui sont favorables*.

Un détail qui peint bien le caractère des hommes aux mains desquels était tombée l'autorité, a été révélé par Goullin dans uae des dernières séances du procès. « Forget, dit-il, n'est pas le seul qui en ait imposé. Renard -a menti, lorsqu'il vous a dit qu'il s'était retiré h deux heures, et j'ai la preuve matérielle qu'il a déjeuné et bu du gloria sur la place des Gracques, ci-devant Saint-Pierre, avec Robin et Mainguet, après que Robin eut porté l'ordre à Roivin'^. » Ainsi un grand massacre se préparait à Nantes, et le premier magistrat de la ville finissait, insouciant, cette horrible nuit, attablé dans une auberge, en buvant du gloria!

Heureusement le général Roivin refusa d'exécuter l'ordre de fusillade. Roivin était un homme de peu d'instruction; il était entré comme simple dragon dans le régiment du roi, et il y avait servi huit ans sans obtenir le moindre grade. Il s'était fait ensuite ouvrier ciseleur, et, en 1792, s'était enrôlé dans un régiment de volontaires, où son intelligence, son courage, et d'heureuses circonstances,

2. Le maire Renard, l'un des pires terroristes de cette époque, s'était fait, au moment du procès, un système de parler sans cesse d'une maladie qui l'avait retenu au lit, pendant longtemps. n se dispensait ainsi de répondre sur tous les faits qui auraient pu le compromettre. D'après les procès-verbaux de la Commune, cette maladie dura du 12 brumaire au l*** frimaire seulement.

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