Bachelier, Mémoire pour les acquittés^ p
alla ensuite chez GouUin. Les nouvelles sur la marche des brigands, ajoute-t-il, étaient plus rassurantes. De là il était allé chez le commandant de la place pour lui annoncer « que le Comité s'opposait formellement à l'exécution d'un ordre qui n'était pas son fait ; ces collègues se précipitèrent dans ses bras et lui dirent qu'il leur rendait le bonheur et la vie* ».
Tout mauvais cas est niable, et, si le mensonge pouvait être permis, il le serait à ceux qui essaient d'écarter l'infamie qui les atteint. Les événements qui vont suivre montreront l'inutilité de celui-ci. Ce n'était pas la faute du Comité révolutionnaire si l'intrigue de la nuit du 14 au 15 frimaire avait abouti à un avortement, et, quoique le mot noyade n'eût pas encore été prononcé, il y avait partie liée entre le Comité et le représentant, pour tout ce qu'il plairait à celui-ci d'ordonner.