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5. Lettres d'Orieux Pièces remises à la Commission des Vingt et L'n^ p^ 15; Plaidoyer de Tronçon-Ducoudray, Procès des Nantais (tourrier républicain, numéro du 18 septembre 1794, 2* sans-culottide, p. 141).
devant Granville, qui contribuèrent en effet h la levée du siège de cette ville^ il est invraisemblable qu'elles aient été armées par Carrier. Le siège de Granville est du milieu de novembre 1793, et, lorsqu'il élait en Bretagne, six semaines avant cette époque, personne au monde ne pouvait prévoir que l'armée vendéenne se porterait vers la Normandie. Aucune des lettres qu'il écrivit pendant ses voyages, de CHolel, d'Angers, de Nantes, durant son séjour, ne contient la moindre allusion à ces chaloupes-canonnières. D'ailleurs il n'aurait pas manqué de rappeler ce service lorsqu'il se vanta d'avoir empêché la prise de Granville, « en y envoyant, en toute diligence, les munitions et les choses dont cette place manquait pour se défendre ^ :k
L'obéissance passive que Carrier rencontrait parmi les gens de son entourage accroissait chaque jour en lui l'infatuation de sa toute-puissance, et le portait à en faire un usage aussi déraisonnable qu'immodéré.
La Société de Vincont-la-Montagne qui, plus tard, tentera de le nier, emboitait le pas servilement derrière le représentant. Un jour, cependant, il arriva qu'un militaire vint à la tribune formuler, contre lui, une plainte qui n'est pas spécifiée au procès- verbal, et qui fut accueillie avec une certaine faveur. Le lendemain, 25 frimaire. Carrier, furieux, arrive à la séance, demande le nom de l'ora-