‹ J. B. GreuzeChapitre 31 sur 90 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Vanité et infatuation extraordinaires de Greuze. — Inimitié des confrères de Greuze à son égard. — Mot cruel de Joseph Vernet. — Mm" Geoffrin et la Fricassée d'enfants. — Greuze négligé par le monde officiel. — Ses démêlés avec l'Académie. — Le tableau de Septime Sévère et de Caracalla- — Jugement sévère mais juste de l'Académie. — Opinion du public. — Greuze ne reparaît plus au Salon.

Le talent de Greuze lui avait valu beaucoup d'admirateurs; son caractère lui fit beaucoup d'ennemis. D'un commerce facile et d'une âme plutôt faible, la nature l'avait par malheur gratifie d'une vanité qui se gonflait au moindre choc jusqu'à l'outrecuidance. Les louanges et les critiques lui faisaient également perdre la tête. Grisé par les unes, les autres l'exaspéraient au point de lui souffler des énormités de langage dont il était le seul à ne pas apercevoir le ridicule. Dès Jes premiers temps de son séjour à Paris, alors qu'il n'était pas encore sacré maître, il s'était oublié jusqu'à répondre à Natoire, qui lui faisait remarquer les défauts de l'une de ses académies :

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