‹ J.B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvre 1923Chapitre 4 sur 107 · LA CA 2 A É N R · texte numérisé non relu

LA CA 2 A É N R

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PAULE EEE

Perronneau, tous deux nés à Paris, l’un en 1713, l’autre en IG LES l’un peintre de portraits à l’huile et au pastel et académicien, l’autre graveur et élève de Laurent Cars. Cette distinction a été suivie aveuglément par Charles Le Blanc, dans son Manuel de l’Amateur d'Estampes, par l’abbé de Boni, dans sa Biographia degli Artisti, parue à Venise en l'année 1840, et enfin par MM. Portalis et Béraldi, dans leurs Graveurs du XVII siècle. Les dictionnaires de Siret et celui d’'Auvray et Bellier de la Chavignerie s’en tiennent aux registres de l’Académie, et font de Jean-Baptiste Perronneau un peintre, né en 1715 (Siret met un point d'interrogation à cette date), mort à Amsterdam en 1783, portraitiste et reçu académicien en 1753.

Nous préférons, comme eux, nous en tenir aux documents officiels, sans négliger toutefois un document de premier ordre, le Dictionnaire de Heinecken. Cet Heinecken, conseiller des finances du roi de Pologne, auteur de l’Idée générale d’une collection complète d’estampbes et créateur du Cabinet des estampes de Dresde, sous Auguste VII, avait écrit un Dictionnaire des artistes, qui n’a malheureusement été publié que jusqu'à Îa lettre D. Le manuscrit, qui se trouvait jusqu’en 1866 à la Bibliothèque Royale de Dresde, est conservé, depuis cette époque, au Cabinet des estampes de la même ville. Nous transcrivons les deux passages relatifs à Perronneau:

« 1° Tome XIV de l’ouvrage principal:

Jean-Baptiste Peronneau, peintre de portraits à Paris. Il est de l’Académie Royale. Il a gravé, avant que de s’appliquer à la peinture. Nous avons:

Le portrait de l’abbé de Lazare Chambroy, armes au bas, par J. Daulé, 1749;

Gerard Mœrman, Savant Hollandois, par J. Daulé, $rand in-4° ;

L'Evêque de Messene, par Balechou ;

Charles Baschi, Marquis d’Aubois, ovale, par Daulé, 1748 ;

Laurent Cars, Graveur ;

Men Lu

Buste d'une femme, par de Marcenay.

d’après Van Loo (vacat) ; d’après C. Natoire (vacat) ; 2° Supplément, vol. P. ©., fol. 72:

Jean-Baptiste Peronneau, peintre qui avoit commencé par être sraveur. Il a été reçu à l’Académie Royale. Nous avons de lui:

Le Portrait de l’Evêque de Messene, par Balechou ;

Autre de Charles Baschi, Marquis d’Aubois, par Daulé, 1748 ;

Autre de l’Abbé de Lazare Chambroy, par le même, 1749 :

Gerard Meerman, Savant Hollandois, par le même ;

Portrait de Laurent Cars, $raveur ;

Autre d’une femme anonyme, gravée par de Marcenay.

Il a aussi gravé d’après Natoire, Van Loo, Bouchardon, Boucher. »

Donc, à deux reprises, Heinecken affirme que Jean-Baptiste Perronneau fut graveur « avant que de s’appliquer à la peinture » et fait des deux Perronneau inventés par Nagler une ee et même personne.

Mais il y a de plus, dans le texte de Nañler, un mot à double sens. Ein Maltheser, signifie un Maltais ou un chevalier de Malte. L'entrée dans cet ordre entraînait l’oblisation du célibat. Dans les Liaisons dangereuses, Cécile Volanges écrit à son amie, Sophie Carnay et lui parle ainsi du chevalier Danceny : « Il chante comme un ange et compose de très jolis airs dont il fait aussi les paroles. C’est bien dommage qu’il soit chevalier de Malte ! il me semble que s’il se mariait, sa femme serait bien heureuse. »

Perronneau s’est marié le 9 novembre 1754. De même cette chevalerie n’était plus guère acquise, au XVIN° siècle, que par les cadets de famille. Or, Perronneau avait un jeune frère, dont il exécuta un portrait à l’huile, exposé le 25 août 1746, au Salon du Louvre: c’est peut-être le chevalier de Malte dont parle Nañgler.

L° . e . ° ? « opinion de Heinecken se trouve confirmée, à notre sens,

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