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J. B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvre

Nous remercions les collectionneurs, les conservateurs des Musées et des Bibliothèques, et spécialement M. Van Riemsdyk, directeur du Rijks-Museum et M. Gustave Maçon, conservateur du Musée Condé, de l'accueil bienveillant et empressé qu'ils ont réservé à nos recherches. Nous ne prétendons pas avoir résolu complètement les problèmes posés une première fois par M. Maurice Tourneux dans son excellente étude sur Jean-Baptiste Perronneau. Aucun livre d'art ne saurait être définitif, surtout quand il s'agit d'un maître de destinées aussi incertaines. Nous livrons à ceux qui s'intéressent à ce genre de recherches les résultats d'une enquête que nous avons voulue impartiale. Nous nous efforcerons de la compléter dans la suite, et nous espérons que d'autres travailleurs nous aideront à donner à cette grande mémoire l'éclat qui lui convient. Nous n'avons pas d'autre ambition.

Les Auteurs.

n ne connait pas l'acte de naissance de Jean-Baptiste Perronneau, mais les registres

V y de l'ancienne Académie Royale de peinture et de sculpture portent, à la date du

10 Janvier 1784, que Jean-Baptiste Perroneau, élève de Natoire et de Laurent Cars, est né à Paris en 1715, et mort à Amsterdam (Hollande) en Novembre 1783, âgé de 68 ans. D'autre part, suivant son contrat de mariage, il est fils de Henri Perronneau, bourgeois de Paris, et de Marie-Geneviève Frémont. En présence de ces deux assertions officielles, je n'ai aucune raison de croire que l'artiste soit né à tout autre endroit qu'à Paris.

Basan écrit dans son Dictionnaire des graveurs anciens et modernes: »Perroneau (Jean-Baptiste) né à Paris en 1731, élève de Cars. On a de lui« L'Air

et la Terre — m. ps. en t. d'après Natoire et dont les pendans sont le Feu et l'Eau,

gravés par Aveline d'après le même maître. «

Ainsi, d'après Basan, Perronneau n'aurait eu que sept ans quand il publia chez

Huquier une suite d'estampes datée de 1738, et quinze ans lors de sa réception à

l'Académie.

Huber et Rost, dans leur Manuel des Amateurs de l'art (Ecole de France, t. VII — VIII) écrivent de même:

Jean Baptiste Perroneau, graveur à la pointe et au burin, né à Paris en 1731. Elève de Laurent Cars, il a gravé d'après quelques maîtres François un assez petit nombre de pièces.

1. Le Serviteur d'Abraham auprès de Rébecca; d'après Fr. Boucher; in-fol.

2. L'Air et la Terre; d'après Natoire, 2 pièces dont les pendans sont le Feu et l'Eau, gravées par Aveline, d'après le même maître: — in-fol. en t.

Nagler, dans son »Kiinstler-Lexikon« fait mieux. Sans nous indiquer ses sources,

11 déclare:

Jean-Baptiste Peronneau, un Maltais, ou un Chevalier de Malte, naquit en 1713 et fut connu comme peintre de portraits. Il peignit à Paris et ailleurs beaucoup de portraits à l'huile et au pastel dont quelques-uns ont été gravés par J. Daullé, C. de Baschi, Marcenay et H. Rossi. Peronneau fut de l'Académie en 1753 et mourut à Amsterdam

Et ailleurs: Perronneau, Jean-Baptiste, graveur à l'eau forte, né à Paris en 1731, fut élève de L. Cars. Nous avons de lui quelques bonnes feuilles. Il mourut en 1806.

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