‹ J. B. Perronneau (1715-1783) sa vie et son œuvreChapitre 2 sur 78 · Laban et Rebecca — d'après Boucher, qu.-fol · texte numérisé non relu

Laban et Rebecca — d'après Boucher, qu.-fol

2. L'Air et la Terre, d'après G. Natoire, pendans au Feu et à l'Eau par Aveline, qu.-fol.

3. Plusieurs figures académiques d'après Van Loo — 1 2 planches — fol.

4. Plusieurs figures académiques d'après Bouchardon pour deux livres de dessins, gravées avec Aveline, Huquier, Aubert, Bouchardon et autres.1

1 Voici le texte allemand: «Peronneau Jean-Baptist, ein Maltheser, wurde 1713 geboren und als Bildnismaler berùhmt. Er malte zu Paris und anderwàrts viele Portraits in 01 und Pastell, deren einige

en 1783.

Donc, Nagler, par un pouvoir discrétionnaire, crée deux Perronneau, tous deux nés à Paris, l'un en 1713, l'autre en 1731, l'un peintre de portraits à l'huile et au pastel et Académicien, l'autre graveur et élève de Laurent Cars. Cette distinction a été suivie aveuglément par Charles Le Blanc, dans son Manuel de l'Amateur d'Estampes, par l'abbé de Boni dans sa Biographia degli Artisti, parue à Venise en MDCCCXL, et enfin par MM. Portalis et Béraldi, dans leurs Graveurs du XVIIIH siècle. Les Dictionnaires de Siret et celui d'Auvray et Bellier de la Chavignerie s'en tiennent aux Registres de l'Académie, et font de Jean-Baptiste Perronneau un peintre né en 1715 (Siret met un point d'interrogation à cette date) mort à Amsterdam, en 1783, portraitiste et reçu académicien en 1753.

Je préfère comme eux m'en tenir aux documents officiels, sans négliger toutefois un document de premier ordre, le Dictionnaire d'Heinecken. — Ce Heinecken, conseiller des finances du roi de Pologne, auteur de l'Idée générale d'une collection complète d'estampes, et créateur du cabinet des estampes de Dresde sous Auguste VII, avait écrit un »dictionnaire des artistes«, qui n'a malheureusement été publié que jusqu'à la lettre D. Le manuscrit qui se trouvait jusqu'en 1866 à la Bibliothèque Royale de Dresde, est conservé depuis cette époque au cabinet des estampes de la même ville. Je transcris les deux passages relatifs à Perronneau:

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