DESCRIPTIF ET CHRONOLOGIQUE
1. — Mademoiselle Catherine -Thérèse Desfriches. — Dessin au crayon rouge. — 1740 En bas et à droite, de la main même de Desfriches: Perronneau. 1740. — Il s'agit ici de Mademoiselle Catherine-Thérèse Desfriches, la soeur du dessinateur Orléanais. Une copie
de ce dessin dont le sort est inconnu se trouve chez Madame Ratouis à Orléans; une autre (peut-être une contre-épreuve redessinée) est dans la collection de M. A. Jarry.
2. — Madame Desfriches mère. — Pastel. — H. 0,54. — L. 0,43. — Signé en haut à 1 744 droite : Perronneau. 1 744. — A M. Ratouis de Limay. Modelé de gauche à droite. — Son visage rose a l'expression franche, bonne et spirituelle, s'encadre dans la dentelle en point
de France, d'un petit bonnet blanc. Cette cornette aux barbes retroussées dans la coiffe avance en pointe sur le front, où elle est fixée aux cheveux par une épingle appelée »guêpe« ou encore »firmament«. Elle a les yeux bruns, le nez légèrement busqué, la bouche souriante, elle porte une mantille de taffetas noir à fleurettes brochées, nouée en fichu sur la poitrine et formant de larges plis. Couvrant légèrement les épaules et rabattue dans le dos en capuchon, la bagnolette est attachée par un ruban, noué sur le tour de cou de linon blanc que terminent deux pans de tulle. Il s'agit de Madame Desfriches, née Catherine Boillève, mère du dessinateur Aignan-Thomas Desfriches, morte à Orléans en 1745. Pl. 52.
3. — Portrait d'enfant. — Pastel. — H. 0,51. — L. 0,41. — Signé en haut à droite: Perronneau pinx. 1744. — A M. Jacques Doucet. — Eclairé de gauche à droite, ses cheveux sont blonds, ses yeux très bleus, ses joues rondes, aux pommettes roses. Il est habillé d'une belle robe fourreau taillée sur un corps baleiné, dont le tissu est un brocart à fond crème, bigarré de fleurs jaunes, bleues et roses. La robe décolletée en ovale laisse apercevoir, suivant l'échancrure, une modestie de gaze blanche, et, des manches courtes, sortent les minuscules engageantes de dentelle. De la main gauche, cet enfant tient avec sérieux un livre ou une crécelle qui repose sur la jupe à petits paniers. A droite, une tenture sur un fond bleu. — Exposition de Cent Pastels. 1908. N° 82. Pl. 35.
4. — Portrait d'Homme. — Pastel. — Carré, en hauteur, signé à droite en bas: Perron- 1 745 neau 1 745. — A Madame X — — Modelé de gauche à droite. — La tête, un peu penchée, coiffée d'une perruque poudrée à petites frisures, retenue par le ruban du catogan, les yeux bruns, les traits fortement accusés, les narines dilatées, la bouche souriante. Il est
vêtu d'un habit jaune brun à parements d'or, d'un gilet bleu galonné d'or dans lequel est engagé un mouchoir de dentelle. Il tient sa main gauche passée dans son gilet. — Fond jaune.
1 746 5. — Portrait de jeune femme. — Pastel. — Ovale. H. 0,54. — L. 0,45. — Signé à droite, près de l'épaule: Perronneau pinx. 1746. — Au vicomte Fernand de Bonneval. — Elle est tournée de trois-quarts vers la gauche; dans ses cheveux à peine poudrés, s'attachent une plume bleue et une fine dentelle; l'oreille gauche est dégagée. Son corsage vert pâle, décolleté en ovale, est relié sur les épaules par des nœuds bleus. Sur le devant du corsage, un large nœud de soie bleue le »parfait contentement«. Fond vert-bleu.
6. — Charles de Baschi, Marquis d'Aubaïs. — Pastel. — Le marquis d'Aubaïs, célèbre érudit du XVIIIe siècle, baron du Cayla, seigneur de Junas, né au château de Beauvoisin le 20 Mars 1686, entra à l'âge de 18 ans dans la première compagnie des mousquetaires; fit la campagne de 1705, puis démissionna. Il avait réuni dans son château d'Aubaïs une riche bibliothèque, publié une Géographie historique et fourni à Ménard les matériaux de son Recueil de pièces fugitives pour servir à l'histoire de France. Il mourut le 5 Mars 1777 âgé de 91 ans. La cuirasse qu'il porte ne fait-elle pas allusion à son passé militaire? Ce pastel figura au salon de 1746. N° 146. — Gravé par Daullé. — Vente Laperlier 1867. — Acheté par le marquis de Beurnon ville. — Ce portrait appartenait il y a quelques années au peintre Emile Lévy. Pl. 13.