Madame Râteau. — Cf. le précédent
1 24. — Mademoiselle Gaugy. — Pastel d'un pied huit pouces, sur un pied cinq pouces. — Sur son livret du Salon du Louvre de 1769, Saint Aubin a fait des croquis parmi lesquels on reconnaît Mademoiselle Gaugy, tenant des fleurs. Dans le Mercure de France d'Octobre 1769, M. Desboulmiers remarquait dans le portrait de Mademoiselle Gaugy »toutes les grâces d'une nature naissante«. — Salon de 1769. N° 53.
125. — Le Chanoine Journu. — Chanoine au Chapitre de Saint-Dié. — Peinture. — 1769?
1770 126. — Portrait d'homme. — Pastel. — H. 0,90. — L. 0,75. — Signé en haut, à gauche: J. B. Perronneau 1770. — A. M. Georges Dormeuil- — Modelé de gauche à droite, les cheveux poudrés, frisés à marteau, les yeux bruns, bordés de bleu, le teint animé, l'expression pensive, un peu mélancolique. Il est vêtu d'un habit et d'un gilet vert bronze, agrémenté de broderies, de passementeries et de boutons d'or, garnis en leur ouverture d'un jabot de dentelle assortie à celle des manchettes. Partant du noeud du catogan, les rubans de sa »chacone« ondulent autour du cou et se perdent dans les bouillonnés de guipure. Ressemblance certaine avec le jeune homme aux trois roses. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 76. Pl. 44.
127. — Marie Charlotte de Buissy. — Pastel. — H. 0,62. — L. 0,52. — Sur parchemin, signé et daté 1770. — Fait à Abbeville. — Au Vicomte du Faur de Pibrac. — Elle est vue de face, les cheveux relevés en haut toupet, jetés en arrière et poudrés ; l'ovale du visage est allongé; au cou elle porte un mince velours; un fichu de gaze blanche encadre le décolleté en pointe du corsage rouge, falbalassé de ruchons et de bouillonnés de soie nacarat.
1771 128. — Petrus Woortman. — Peinture. — Signée et datée 1771. — H. 0,79. — L. 0,62. — Eglise de Moïse et dAaron à Amsterdam. — Il est tourné de gauche à droite, et tient de la main gauche une Bible. Le visage de trois quarts regarde de face. Les cheveux sont poudrés et frisés à marteau. Petrus Woortman porte un habit à brandebourgs, et par dessus l'habit, une étole brodée de feuillages emblématiques et protégée par un col de dentelle contre la poudre des cheveux. — Il s'agit de Petrus Woortman, prêtre catholique (1729 — 1791) de l'église de Moïse et d'Aaron à Amsterdam. (Iconographia Batava. Door E. W. Moes, T. II N° 9253: Petrus Woortman (1729—1791) Pastor te Amsterdam, door J. B. Perronneau. 1771. Mozes en Aâronkerk te Amsterdam.) Pl. 63.
1 772 1 29. — La Comtesse de Corbeau de Saint-Albin. — Pastel ovale. — H. 0,98. — L. 0,78. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1772. — Coll. Jubinal de Saint Albin-George Duruy. — Elle est vue de trois quarts, tournée vers la droite, les cheveux poudrés, relevés en un haut toupet, surmontés d'un double croissant de boucles, s'inclinant légèrement vers le front; un chignon plat, entouré de frisons, est fixé sur la nuque par un large ruban de taffetas noir, dont on aperçoit les coques de droite. Elle a les yeux brun clair, les sourcils marqués, l'oreille droite dégagée, le teint rose, la physionomie gracieuse. Elle est représentée dans une robe décolletée en carré, voilée par une écharpe de gaze vert pâle ou vert céladon, largement rayée de bandes satinées, alternant avec des bandes mates. On aperçoit le »corps« bleuté; un »parfait contentement« en ruban de même ton se prélasse sous la modestie de dentelle tendue à la naissance des seins. Fond vert très foncé. — Il y eut au XVIIIe siècle un archevêque de Cambrai, de Saint Albin, grand amateur d'art. — Exposition de Cent Pastels (1908). N° 84. Pl. 29.
130. — Le Marquis de Courcy. — Pastel. — H. 0,60. — L. 0,54. — Signé: J. B. Peronneau 1 772. — A la Marquise de Courcy. — Modelé de gauche à droite, en buste
dans un ovale, tourné de trois quarts vers la droite, et regardant de face. Les cheveux sont poudrés, frisés à marteau, et noués par derrière en catogan. La physionomie exprime la volonté et l'énergie. Le personnage porte un tour de cou en linon blanc avec un jabot de dentelle d'Alençon, et, sur l'habit de velours bleu ciel, a épinglé la croix de S1 Louis. — Il s'agit de Michel-François Roussel, marquis de Courcy, seigneur d'Espourdon, de Courcy, de Claireau, Bouillancourt et autres lieux, chevalier de S' Louis, colonel au régiment de Quercy, lieut1 du Roy de la ville et du château de Foix, fils de Jacques-Louis-François, marquis de Courcy et de Charlotte-Françoise Maillet de Batilly, qui ont tous deux été portraicturés par La Tour.
131. — La Marquise de Courcy. — Pastel ovale. — H. 0,60. — L. 0,54. — Signé: J. B. Peronneau 1772. — A la Marquise de Courcy. — Modelé de gauche à droite, en buste, tournée de trois quarts vers la gauche, et regardant de face. Les cheveux sont poudrés, relevés avec rouleaux sur la nuque. La physionomie exprime de la finesse. La marquise porte, par dessus le décolleté en carré, orné d'une modestie et du double nœud du »parfait contentement« en taffetas rose, une écharpe de gaze blanche, à raj'ures de satin blanc. — Il s'agit de Marguerite-Georges Roussel de Rocquencourt, marquise de Courcy, femme du précédent, fille du seigneur de Rocquencourt, et, par sa mère née Mareschal, cousine germaine de Mareschal, marquis de Bièvre, célèbre par ses calembours.
132. — Portrait d'homme. — 1772. — (Portrait présumé de M. Miron.) — Pastel ovale. — H. 0,60. — L. 0,51. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1772. — A Mme x***. — Modelé de gauche à droite. Homme corpulent, en buste, tourné de droite à gauche; ses cheveux légèrement poudrés sont dénoués et laissent entrevoir l'oreille très établie; les yeux gris brun sont injectés de sang. L'habit de velours bleu décolleté, à revers bleus, s'ouvre sur une chemise de dentelle entrouverte. Fond brun feu. Ressemblance frappante avec le portrait d'homme daté de 1778, et appartenant à M. Pierre Decourcelle. — Vente H. J. M*** (Mandle). 1904. N° 52. Pl. 76.
133. — Pierre-Horace Demadières. — Pastel ovale. — H. 0,55. — L. 0,45. — Fait en 1772? — Exposition des Beaux-Arts à Orléans, 1884. N° 496. — Exposition rétrospective des pastellistes français à Paris, 1885. N° 76. — Ancienne collection Porcher.
134. — Madame Pierre-Horace Demadières. — Pastel ovale. — H. 0,55. — L. 0,45. — Fait en 1772. — Exposition des Beaux-Arts à Orléans, 1884. N° 497. — Exposition rétrospective des pastellistes français à Paris, 1885. N° 77.
135. — Willem Boreel. (1744—1796.) — Pastel ovale. — H. 0,62. — L. 0,51. — A M. Boreel van Hogelanden. — Vu de face, le nez épanoui, il porte un tour de cou de linon blanc avec un jabot de dentelle bouillonnant dans l'ouverture du gilet déboutonné. — Fait en 1772? en Hollande. Pl. 41.
136. — Willem Boreel (le même). — Pastel. — Signé, en haut, à droite: Perronneau 1772. — H. 0,63. — L. 0,53. — A M. Boreel van Hogelanden. — Habit de couleur violette. — Esquisse très abîmée.
137. — Jacob Boreel Jacobsz. (1746 — 1796.) — Peinture. — Signée à droite: Perron ... — H. 0,64. — L. 0,495. — A M. Boreel van Hogelanden. — Tourné vers la droite, presque de profil, la perruque retenue par un ruban, l'oreille droite très dégagée, les traits fins, le visage un peu épais. Il porte un tour de cou de linon blanc avec jabot de dentelle, un habit brun à gros boutons, il tient son chapeau sous le bras gauche. — Il s'agit de Jacob Boreel Jacobsz, deuxième époux de Jeanne Barbara Voët van Winssen, femme de Théodore Boendermaker. Pl. 39.
138. — Jacob Boreel (le même que le précédent). — Peinture. — H. 0,60. — L. 0,50. — A M. Boreel van Hogelanden. — Il porte un autre habit; il est tourné de trois quarts vers la gauche; il est vêtu d'un habit rose avec un jabot de dentelle. Sa
physionomie est intelligente. — Ces tableaux se trouvent au château de Vaterland, à neuf kilomètres de Haarlem. — 11 a passé dans la vente Cronier, en 1905, N° 19, une peinture signée et datée 1771, représentant M. Dupérel, suivant le catalogue, mais qui en réalité ressemble de façon étrange à Jacob Boreel Jacobsz.
139. — Jeanne Barbara Voët van Winssen, veuve de Théodore Boendermaker et femme de Jacob Boreel Jacobsz. — Peinture. — H. 0,64. — L. 0,495. — Signée en haut à droite: Perronneau 1773 ou 78. — A M. Boreel van Hogelanden. — Tournée vers la gauche, elle porte une haute coiffure; l'expression est gracieuse, un ruban autour du cou rappelle la nuance rose du corsage décolleté en pointe, agrémenté du »parfait contentement«.
1 40. — Jacob Boreel Jansz. — Pastel. — H. 0,65. — L. 0,53. — A M. Boreel van Hogelanden. — De trois quarts, presque de face, tourné vers la gauche, il porte une longue perruque poudrée, un tour de cou de linon blanc avec jabot de dentelle sortant du gilet déboutonné. L'habit et le gilet sont d'un rouge brique clair. — Ce Jacob Boreel (1711-1776) est fils de Jean Boreel. Pl. 38.
141. — Jacob Boreel Jansz. — A M. J. P. Crommelin, à Londres. — Réplique du précédent.
142. — Madame de Richemont. — Pastel. — 1772? — Appartenait autrefois à M. de Boiville.
143. — Madame de Richemont. — Peinture. — 1772? — A M. de Boiville.
144. — Fouquet. — Marchand de tableaux à Amsterdam. — Dans une lettre que Perronneau écrit à Desfriches, le 14 May 1772, on lit: »J'ay peint à l'huille notre amy Monsieur Fouquet à Amsterdam qui vous aime beaucoup . . .« Dans une lettre de Fouquet à Desfriches, datée d'Amsterdam, 4 Juin 1772: »J'ay vu avec beaucoup de satisfaction M. Peroneau dans notre ville et j'ai profité d'une occasion qui ne se trouve presque jamais . . .«
1 773 145. — Portrait d'homme. — Peinture. — Ovale. — H. 0,64. — L. 0,50. — Signée
en haut, à droite: Perronneau 1773. — A M. Wildenstein. — Il est vu de face, la perruque poudrée, frisée à marteau, les yeux brun-clair, le visage épais; il porte un tour de cou de linon blanc avec jabot de dentelle, un habit rose vif, sans col, un gilet rose déboutonné du haut. — Cette peinture fut achetée en Angleterre. On nous fait part d'une ressemblance entre ce portrait à l'huile et le pastel de La Tour représentant lord Coventry, ayant fait partie de la collection Cronier.
1 46. — Portrait de femme. — Peinture. — Ovale. — Signée en haut, à gauche : Perronneau 1 773. — H. 0,62. — L. 0,50. — A M. Wildenstein. — Elle est vue de face, les cheveux relevés en arrière et poudrés, les yeux gris, les pommettes roses, l'expression gracieuse. Elle est décolletée en ovale, vêtue d'une draperie blanche et d'une draperie bleue. — Ce portrait fut acheté en Angleterre. Pendant du précédent. On nous signale une ressemblance entre ce portrait et celui de Lady Coventry par La Tour (Collection Cronier)?
147. — M. Duperel. — Peinture de vingt-sept pouces sur vingt deux. — Salon de 1773. N° 63.
^48. — Un vieillard Agé de quatre-vingt trois ans. — Peinture de vingt-trois pouces sur dix-neuf. — Salon de 1773. N° 64.
1775 149. — Dutillieu (Jacques-Charles). Petit portrait aux trois crayons, fait en 1775
par Perronneau lors d'un nouveau voyage à Lyon (Livre de raison de Jacques-Charles Dutillieu, annoté par Bréghot du Lut.)
1 50. — Portrait d'homme. — Pastel ovale. — H. 0,61 . — L. 0,51 . — Signé en haut, à gauche: Perronneau 1775. — A M.M. Thomas Agnew and Sons. — Il est tourné vers la droite,
les cheveux très légèrement poudrés, le toupet plat en »vergette«, les ailes frisées et nouées en catogan par un large ruban noir; les yeux sont gris-bleus, l'oreille dégagée, le teint animé, l'expression volontaire, un peu dure. Il est vêtu d'un habit bleu barbeau, agrémenté de fausses boutonnières que simulent des galons d'or, retenus chacun par un gros bouton; le gilet en soie pékinée, beurre frais et blanc, s'entr'ouvre dans le haut pour laisser s'échapper un jabot de tulle brodé blanc, comme le tour de cou de linon auquel il est fixé. De la main gauche il tient un tricorne galonné d'or et dont le bord se trouve naturellement vergeté par la ganse d'or que retient une olive. Fond gris vert (vert saule). — Exposition de Cent Pastels. 1908. N° 70. Pl. 46.
151. — Coquebert de Montbret. — Peinture ovale. — Salon de 1777. N° 210. — 1777 Il s'agit de M. Coquebert de Montbret, consul général dans le Cercle de la Basse-Saxe.
152. — Portrait d'un peintre. — Pastel. — H. 0,43. — L. 0,55. — Signé en haut, 1778 à gauche : Perronneau 1 778. — A M. Pierre Decourcelle. — Tourné de gauche à droite,
le visage de trois quarts, regardant de face, les cheveux poudrés, frisés à marteau et noués en catogan. Le personnage est vêtu d'un habit violet pâle, entr'ouvert, qui laisse voir une chemise bordée de dentelle; le geste du personnage, qui tient de la main gauche un porte-fusain et un carton à dessin en cuir truité avec un ruban vert flottant, le décolleté familier aux artistes, tout indique un peintre. Ressemblance marquée avec le portrait présumé de M. Miron de la collection de Madame X***. — Exposition de Cent Pastels. N° 73. Pl. 75.
1 53. — Jacob Boreel (1711—1778). — Réplique signée et datée 1778. -AM.G.J. Boreel, au château de Weckerhout, près Beverwick. — Cf. N° 140.
154. — Théophile de Casenove et son frère Quirin. — Pastel ovale. — H. 0,65. — 1780 L. 0,54. — Signé en haut, à gauche: J. B. Perronneau 1780. — A M. Wildenstein. — Le
plus jeune a la tête contre l'épaule gauche de son aîné, et l'aîné passe sa main gauche, dans un geste de protection, par dessus l'épaule du cadet. L'aîné regarde de face. Le cadet, tourné de droite à gauche, regarde de droite à gauche et tient de la main droite une raquette et un volant. Leurs cheveux, frisés à la Panurge, retombant à la jockey, flottent à leur guise. Les deux enfants portent de petites vestes colinettes, lilas-bleu et lilas-rose, garnies de boutons en marcassite et de cols rabattus. Les gilets de même nuance s'entrouvrent sur des chemises garnies de ces collerettes, qu'on appelle »Pierrots hollandaise — Il s'agit de Charles-Théophile de Casenove (1765 — 1813), qui épousa plus tard Julie-Catherine Roguin D'Yllens, et de Quirin-Henri de Casenove (1768—1856) qui devint dans la suite le mari d'Elisabeth de Villas-Boissière. Ils étaient les fils de Théophile de Casenove. Celui-ci, né à Amsterdam en 1740, mort à Paris en 1811, fut chargé par la Compagnie hollandaise des Indes de l'achat de vastes territoires en Amérique. Il réussit dans sa mission et fonda deux villes, Casenovia dans l'Etat de New- York et Olden Barnevelt. Il épousa en 1763, à Haarlem, Marguerite-Hélène de Volkert van Jever, dont la mère était Quirina van Sypestein. Pl. 64.