M. Denis. — Peinture ovale. — Salon de 1765. N
104. — Mademoiselle de Bossy. — Pastel. — Salon de 1 765. N° 63.
105. — Mademoiselle Pinchinat en Diane. — Pastel ovale. Salon de 1765. N° 64.
1 766 1 06. — Le Normant du Coudray. — Pastel. — H. 0,63. — L. 0,49. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1766. — A M. Doistau. — Modelé de gauche à droite. Les cheveux sont poudrés; il a les yeux bleus à la prunelle noire, le teint bilieux, la mine fatiguée. Il est tourné de trois quarts vers la gauche. Il est vêtu d'une robe de chambre de lampas bleu sur laquelle est négligemment noué un »mazulipatam« ou foulard de couleur à carreaux. De la main droite, il tient un recueil d'estampes. Une tenture soulevée laisse voir sur la gauche les rayons d'une bibliothèque. Fond gris vert. — Il s'agit de Charles Le Normant du Coudray, conseiller procureur du roy, bibliophile et collectionneur d'estampes, né en 1712 mort en 1789. — Salon de 1769. N° 52. — Exposition rétrospective
des Pastellistes français. 1885. N° 69 (Collection Alexandre Dumas fils). Exposition de Cent Pastels. 1908. N° 74.
107. — Madame Fuet. — Pastel ovale. — H. 0,58. — L. 0,48. — Signé en haut à droite : Perronneau 1 766. — Musée d'Orléans. — Elle est vue de trois quarts vers la droite. Dans ses cheveux poudrés et coiffés en tapé, on distingue quelques fleurettes jetées au-dessus de la tempe gauche. Elle a les yeux gris, mélangés de bleu, les sourcils bruns très accentués; la bouche est sérieuse, l'expression très fine. Un esclavage de perles s'enroule autour du cou, attaché sur la nuque par un nœud de ruban blanc. La robe décolletée en carré est de soie jaune, mouchetée de pastilles et bordée d'une bande de fourrure noire. La modestie est en marli rayé, épousant exactement la naissance de la gorge et disposée au-dessus de trois »échellons« de fourrure, barrant le »corps« de soie jaune. Fond vert. — Ce pastel a été légué en 1876 au Musée d'Orléans par M. Henri -Joseph Souques, conseiller à la cour d'appel d'Orléans, petit-neveu de Mme Fuet. Pl. 74.
108. — Portrait de femme. — Pastel. — H. 0,63. — L. 0,52. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1766. — A X***. Peut-être le portrait de Madame Chardin? — Modelé de gauche à droite. Femme âgée, corpulente, la figure petite, vue de face, les cheveux gris poudrés, la tête légèrement appuyée sur la main gauche entr'ouverte, les yeux bruns à la prunelle noire, la physionomie absente; sur les cheveux une cornette de dentelle; autour du cou un esclavage de grosses perles; par dessus le corsage rose, elle porte une mantille de soie noire à pois, le décolleté s'ouvre sur un »corps« de satin blanc pékiné, orné du nœud blanc assorti »le parfait contentement« ; le bras gauche est accoudé sur une table recouverte d'un tapis de velours bleu; il sort d'une engageante de dentelle. Fond gris bleu rompu. — Analogie avec une peinture de la collection G. Dormeuil.
109. — Portrait de femme. — Pastel. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1766. — A Mme Jahan-Marcille. — Modelé de gauche à droite; elle est tournée de gauche à droite, les yeux bleus avec une goutte d'or autour de l'iris, la physionomie spirituelle. Elle est coiffée d'une cornette de dentelle aux barbes retroussées, elle porte un esclavage de perles attaché par un ruban. Le corsage, dont on ne voit que le »corps«, est décolleté et orné d'un nœud bleu, »le parfait contentement«, que surmonte une modestie. Sur les épaules passe un fichu bleu, rayé de bandes satinées jaunes. Fond jaune vert. — Exposition rétrospective des Pastellists français. 1885. N°71. Pl. 15.
110. — Portrait d'homme. — Peinture. — H. 0,78. — L. 0,62. — A M. Ja< ques Doucet. Modelé de gauche à droite. Il est vu de trois quarts, tourné de droite à gauche;
ses cheveux, poudrés et frisés à marteau, sont noués par le ruban noir du catogan. Il porte un tour de cou de linon blanc avec jabot de fine dentelle, un habit de velours noir sans col, un gilet rouge déboutonné. Il tient sa main droite passée dans son gilet, son tricorne sous le bras gauche. La croix de Saint-Louis est épinglée sur son habit. - 11 porte autour du cou un ruban de soie disposé en »chacone«. — Il s'agit probablement de Barthélémy-Augustin Blondel d'Azincourt, lieutenant- colonel d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, intendant des Menus-Plaisirs, signataire au contrat de mariage de Perronneau, Garde des pierreries de la Couronne, collectionneur de tableaux et surtout de dessins de Boucher. Pl. 19.
111. — Portrait de femme. — Peinture. — H. 0,78. — L. 0,62. — Pendant du précédent. — (Madame Blondel d'Azincourt?) — Signée en haut, à droite: Perronneau 1766. — A. M. Jacques Doucet. — Modelé de gauche à droite. — Elle est vue de trois quarts à droite, coiffée d'une cornette de dentelle légèrement gaufrée, avec une passe de ruban se nouant en papillon sur la physionomie, et faisant serre-tête. Elle a les cheveux gris et l'oreille droite dégagée, les sourcils très marqués, les yeux bleus, la bouche
volontaire; la physionomie est sévère et intelligente. Un esclavage de perles, attaché par un noeud de ruban sur la nuque, surmonte un fichu palatine en gaze blanche, dont les larges raies satinées se détachent sur un fond mat. Elle porte une pelisse de soie bleue, doublée de petit- gris; cette vaste mante est garnie d'un »coqueluchon« rabattu dans le dos et destiné à protéger la fanchon de dentelle. Un nœud de ruban sert d'agrafe. Les bras gantés de mitaines blanches sont engagés dans un manchon de queues de martres, que soutient un ruban d'attache, appelé »passe-caille«. Pl. 20.
1767 112. — L'Aurore. — Portrait de Femme; ressemblant au portrait de MUe Desfriches.
— Pastel. — H. 0,51. — L. 0,42. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1767. — Musée dOrlëans. — Eclairé de gauche à droite. L'Aurore porte au-dessus du front l'étoile du matin; les doigts de sa main gauche s'appuient sur un coq qui, s'éveillant dans la lumière, chante son cri de joie. Elle est vue de trois quarts, tournée de gauche à droite, les cheveux bruns à peine poudrés, les yeux bleus, l'oreille très dégagée, la lèvre inférieure très rouge. Elle est largement décolletée en ovale et sa chair rosée s'accompagne d'une draperie blanche et d'une autre violette. Fond vert, perlé de gris. — Ce pastel fit partie de la collection de Desfriches qui, dans ses inventaires de 1 774 et de 1 778, l'estimait 72 livres. Il fut donné par M. Gâtineau père au musée d'Orléans, le 28 Décembre 1877. Pl. 8.
113. — Portrait d'homme. — Pastel ovale. — H. 0,63. — L. 0,51. — Signé en haut, à droite: Perronneau 1767. — A M">e x***. — Modelé de gauche à droite. Homme corpulent, la figure de face, les cheveux poudrés et frisés à marteau, le physionomie franche. Il porte un col blanc avec jabot de dentelle, un habit sans col en velours rose violacé changeant, un gilet de taffetas rose, laissant entrevoir sous la dentelle un dessous bleu. Fond jaune vert neutre.
114. — Abraham van Robais. — Pastel. — H. 0,73. — L. 0,59. — Signé en haut, à droite : Perronneau. — A. M. Jacques Doucet. — Modelé de gauche à droite. Il est vu de face jusqu'à mi-corps, une longue perruque poudrée dite »à la conseillère« tombant sur les épaules et revenant du côté droit, en formant un tire-bouchon appelé » dragonne «. Les yeux sont bruns, le teint jaune. Il est vêtu d'un habit de velours lie de vin s'ouvrant sur un jabot de Valenciennes, attaché au tour de cou en linon blanc. Il tient son tricorne sous le bras gauche. Fond jaune ambré. — Il s'agit d'Abraham van Robais, grand manufacturier de draps d'Abbeville, cinquième fils d'Isaac van Robais, né le 25 Mai 1698, mort le 31 Mai 1779. Il donna ce pastel à son fils Josse Abraham van Robais en 1767, l'année même où il fut fait par Perronneau, ainsi qu'il était écrit derrière le portrait. Abraham van Robais, ayant neuf enfants, commanda à Perronneau deux répliques de son portrait (collections de Mme X*** et de M. H. Michel-Lévy). Le pastel qui appartient à M. Doucet, provient des environs de Montauban, où il était conservé par la famille Camp, alliée à Samuel van Robais, petit-fils d'Abraham van Robais. — Exposition de Cent Pastels (1908). N°78. Pl. 32.
115. — Abraham van Robais. — Pastel. — H. 0,70. — L. 0,57. — Réplique du pastel précédent, d'une tonalité générale plus claire. — A M^e x***.
116. — Abraham van Robais. — Pastel. — H. 0,71. — L. 0,56. — Réplique des pastels précédents, la figure un peu rajeunie. — A. M. Henry Michel-Lévy.
117. — Bonaventure Journu. — Peinture. — H. 1,05. — L. 0,85. — Signée: Perronneau, 1767. — Les cheveux blonds châtains, légèrement poudrés, tourné de trois quarts à droite. Le »mazulipatam« à carreaux rouges et jaunes est négligemment noué autour du cou. Le personnage est vêtu d'une robe de chambre bleue, assis dans un fauteuil rouge et les jambes croisées; sa main gauche, appuyée sur ses genoux, retient les cassures de sa robe de chambre, et de la main droite, il nous indique les objets de son cabinet
qu'on aperçoit derrière une draperie verte un peu relevée. — Il s'agit de M. Journu, ami de Vernet, négociant et juge consulaire, père de Journu Auber, comte de Tustal, qui donna à sa ville natale le cabinet de son père, augmenté par ses soins, et fut ainsi le fondateur du musée de Bordeaux. Journu possédait de très bons tableaux d'anciens maîtres et quelques peintures modernes. (Cf. Joseph Vernet par L. Lagrange, séjour à Bordeaux.) — On lit dans le livre de Vérité de Vernet: »Pour M. Journu. Quatre tableaux de trois pieds. Pour M. Journu, deux tableaux de trois pieds. «
118. — Mademoiselle Desfriches. — Pastel. — H. 0,49. — L. 0,40. — Signé en 1768 haut, à droite: Perronneau 1768. — A M. Ratouis de Limay. — Modelé de gauche à droite.
Elle est vue de trois quarts, presque de face, tournée vers la gauche; elle a les cheveux poudrés, les yeux bruns à la prunelle noire. Elle porte au cou un esclavage de perles. Elle est vêtue d'une robe de taffetas ciel, décolletée en carré. Sur le devant du corsage, se détache le »parfait contentement« large nœud pékiné bleu et blanc. Une palatine de tulle au large réseau est jetée sur les épaules; elle est garnie de cannetilles satinées et de »blondes«. Fond vert. Cf. le N° 112. — Il s'agit de Mademoiselle Perpétue-Félicité Desfriches, fille d'Aignan-Thomas Desfriches, née à Orléans le 30 Avril 1745; elle épousa en 1771 Jean Cadet de Lima)', alors ingénieur en chef des Ponts et Chaussées à Tours; elle mourut à Orléans en 1834. — Ce portrait, bien que non mentionné au Livret, figura au Salon de 1 769. Sur son exemplaire du Livret du Salon de 1 769, conservé au Cabinet des Estampes, Gabriel de Saint-Aubin a fait du portrait de Mademoiselle Desfriches un petit croquis, qu'il fait suivre de cette mention inexplicable pour nous: Mademoiselle Desfriches »joue brûllée«. D'autre part, Robbé de Beauveset écrit à Desfriches le 20 Septembre 1769: »Vous ne m'aviez pas dit que Mademoiselle Desfriches étoit au salon de la façon de Perronneau. Je l'ay apperçu en détaillant le Salon; elle est très ressemblante et je n'ay pas eu besoin de recourir à l'écriture pour la deviner.« — Exposition des Beaux- Arts d'Orléans 1884. N° 500. — Exposition de Cent Pastels. 1908. N° 92. Pl. 55.
119. — Portrait d'homme. — Pastel. — H. 0,65. — L. 0,52. — Carré dans un ovale, signé en haut, à gauche: Perronneau 1768. — Au duc Decazes. — Il est vu de face, la perruque poudrée, le toupet en »fer à cheval«, les cheveux attachés par un large nœud gris, la narine dilatée, le visage sanguin; sa physionomie volontaire est intelligente et spirituelle. Il est vêtu d'un habit de velours noir acier à reflets bleus, boutonné du bas et s'ouvrant du haut sur un tour de cou de linon blanc avec jabot de dentelle. Son gilet rose est galonné de jaune. Sous son bras gauche, il tient son tricorne. Fond iaune ambré. — Exposition de Cent Pastel. 1908. N° 72. Pl. 62.
1 20. — Madame Journu la mère. — Peinture de deux pieds trois pouces sur un 1 769 pied dix pouces. — Signée et datée. Salon de 1769. N° 50. — »Mme Journu est peinte
en buste, assise dans un fauteuil dont on ne voit que le haut du dossier, la tête de face, coiffée d'un bonnet de linge, recouvert d'une fanchon de soie noire, le cou garni d'un collier de perles blanches et un peu découvert par l'échancrure de la robe, que cache en partie une douillette ou pelisse noire. Le visage aux yeux gris, à la bouche cave, à la carnation, à la fois pâle et rosée, aux chairs plissées, s'enlève sur un fond verdâtre.«
121. — M. Darcy. — Peinture de deux pieds trois pouces sur un pied dix pouces. — Sur son Livret du Salon du Louvre de 1769, Saint-Aubin a fait des croquis parmi lesquels on reconnaît M. Darcy debout. — Salon de 1769. N°51.
122. — Monsieur Râteau. — Se trouvait chez le docteur Azain, à Bordeaux.