CHAPITRE IV
Asiles, Maisons de retraite
C'est à rage de 50 ans que Guadet estime que l'heure de la retraite sonne généralement pour l'ouvrier aveugle. S'il n'a pas d'intérieur, il faut alors que la porte de l'hospice s'ouvre pour lui et qu'il finisse sa vie non dans l'oisiveté, mais dans un labeur moins constant et moins astreignant que celui de l'atelier. Les maisons de travail pourraient recevoir, bien entendu, les aveugles qui auraient perdu la vue après l'enfance, mais il croit que lorsque la cécité atteint l'homme après 40 ans, il est difficile qu'il puisse devenir un ouvrier sérieux et il faut tout de suite l'admettre à l'hospice, il est clair que cette règle peut souffrir des exceptions. (1)
Sur l'organisation des hospices réservés aux aveugles, je ne sais pas qu'elle était l'opinion de Guadet, voulait-il des établissements spéciaux ou des sections spéciales dans les hospicesordinaires? Il ne s'est jamais prononcé sur cette question, au moins dans ses écrits; d'ailleurs, je tiens à dire, en finissant, que Guadet, qui, on le sait, n'était pas un
(i) De la condition des aveugles en France, p, 176 etc qu Instituteur t, III p. 12 etc.