‹ J. H. Newman, essai de psychologie religieuseChapitre 5 sur 13 · XVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVI PRÉFACE

gard superficiel, et si forte cependant, à l'analyse

minutieuse.

Tout le secret de l'évolution audacieuse de cette nature s'y trouve rattaché; et si l'on nous permet de poursuivre cette image, à laquelle nous nous sommes plu un moment nous dirons que, de bien connaître l'art même de ce métier, on voit peu à peu s'y peindre l'admirable portrait, formé de tous ces écheveaux variés. Les causes profondes qui décidèrent un Newman à se convertir, plutôt qu'un Keble ou qu'un Pusey, apparaissent alors. C'est la source même d'où ont coulé ces pages.

Dans le cadre, un peu tenu, qui nous était offert, nous n'avons pas prétendu renouveler le sujet mais simplement fournir une monographie destinée au grand public peu familier avec ce génie. D'autres, avant nous, en France, avaient profilé, crayonné ou peint les meilleures esquisses ou les meilleurs portraits qui pussenten être tracés ; et ce serait vanité, après les beaux livres d'histoire et de philosophie, consacrés à Newman, par l'érudite finesse de M. Thureau- Dangin(i), ou du Père Brémond(2), que de tenter

(1) La Renaissance catholique en Angleterre au XIXe siècle. Newman et le Mouvement d'Oxford.

(2) L'Inquiétude religieuse, par H. Brémond.

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