Archives nationales, O*, 1911, pi. a, n
Affaires générales.
Monsieur le Duc de Chaulnes supplie très humblement Votre Majesté de vouloir bien permettre au sieur Balechou de dédier à Votre Majesté une estampe dont le sujet représente Sainte Geneviève par M. Vanloo *,
Monseigneur,
Comme vous êtes le protecteur des arts et des artistes et que par l'encouragement que vous voulez bien leur donner, on leur voit faire des progrès journaliers et qu'un ouvrage qui paraît sous vos auspices et qui a votre approbation est sûr de plaire au public, j'ay Thonneur de vous rendre compte que l'estampe de Sainte Geneviève que j'ai traduitte d'après M. Vanloo est prette, je n'attends que vos ordres, Monseigneur, pour avoir l'honneur de vous l'adresser. Permettez-moi de vous le demander et pour l'estampe et pour l'inscription que je joins ici.
Vous m'avez fait espérer. Monseigneur (et Mgr le duc de Chaulnes eut la bonté de me le faire aprendre) que le Roy voudrait bien aprouver, que j'ay l'honneur de la lui dédier. Cette espérance m'a soutenu dans un travail pénible et s'il réussit et qu'il ait votre approbation, elle est son ouvrage et celuy du désir de vous plaire.
Sancta Genovefa parisiorum patrona dilecta Ludovico XV** dilectissimo.
Voilà l'inscription telle que je la destine. Je vous suplie, monseigneur, de me mander si vous l'aprouvez ou d'avoir la bonté de me l'envoyer telle qu'il convient et que vous la désirez. Je prendroy la liberté de vous offrir. Monseigneur, trois estampes pour le Roy, pour vous et pour Madame la marquise de Pompadour.
Puis-je me flatter et seray-je assez heureux pour que mon travail vous parût mériter la récompense de leur être présenté de votre main. Je le regarderois comme le prix le plus flatteur d'un ouvrage qui m'a autant coûté et ce serat une nouvelle émulation pour mon burin.
J'attends vos ordres, Monseigneur; j'ay l'honneur d'être, avec le plus profond respect. Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur,
J. Balechou.
D'Avignon, ce 14 février lySg».