‹ J. J. Balechou Graveur du Roi 1716-1764Chapitre 31 sur 31 · RENSEIGNEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES ET ICONOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

RENSEIGNEMENTS BIBLIOGRAPHIQUES ET ICONOGRAPHIQUES

AcHARD (Paul). — Dictionnaire des rues et places d'Avignon.

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Archives et nouvelles archives de Tart français. Paris, J. Schemit. Arnavon (le chanoine). — Manuscrit 1620 de la Bibliothèque

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Barjavel (C. F. H.). — Dictionnaire historique, biographique et

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Devillario, 1 841, 2 vol.

Basan. — Dictionnaire des graveurs anciens et modernes. Paris,

1767. Cuchet et Frault, 2 vol.

Bellier de la Chavignerie et L. Auvray. — Dictionnaire général

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Lagrange (L.). — Joseph Vernet et la Peinture au XVIII' siècle.

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PoRTALis (baron Roger). — Une collection de portraits français.

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publiés d'après les registres originaux conservés à l'École

des beaux-arts, par M. J.-J. Guilîrey, t. VI. Watelet et Levesque. — Dictionnaire des Arts de peinture,

sculpture et gravure.

J'ai déjà parlé du pastel attribué à Balechou et qui le représente à l'âge de 18 ans. On peut le voir au Musée Calvet. J'en donne la reproduction, ainsi que du portrait peint par le chanoine Arnavon et gravé par Gathelin *.

J.-M. Véran, d'Arles, a gravé en i835 un portrait de Baledhou qui est fait d'après la gravure de Gathelin.

I. Gathelin (Louis-Jacques), né à Paris en 1 738, fut agréé par TAcadémie en 1774. et reçu le 36 avril 1777, sur la présentation du portrait gravé de Tabbé.Térrây.

La même gravure a été reproduite par M. Adolphe Varln, en 1880.

M. Jean Saint-Martin, député de Vaucluse, a récemment acquis un petit pastel, dans lequel il croit reconnaître un portrait de Balechou par cet artiste. Le cadre porte, au revers, à l'encré, à plusieurs endroits Balechou fecit.

Dans une vente d'autographes que M. Noël Charavay a bien voulu me signaler, se trouvait, avec une notice de Mariette (4 p. in-4*') sur Balechou, un portrait au crayon de cet artiste par L'Aulne (?). Portrait et autographe furent vendus les 7-8 novembre Ï887, à M. Thibeaudeau, marchand d'estampes à Londres, qui les acheta pour M. Morrisson, de la même ville. Ce collectionneur est mort depuis, mais son catalogue ne mehlionne pas ces deux pièces.

Mariette fut choisi comme arbitre, à Torigine de la cont^t-â^tiôfi survenue entre Balechou et Le Leu ; il eut à examiner là planche objet du litige et en fit la description darts un certificat dti 3i décembre 1749, qui fut, d'un commun accord entre lêS parties, déposé aux minutes de M* Hustrelle, notaire au Châteret. Cette notice de Mariette serait très utile à consulter, si elle pouvait être retrouvée.

M. de Chenneviêres, directeur des Beaux-Arts, fit la commande à M. Dieudonné, statuaire, pour la bibliothèque d'Arles^ d'un Jbuste de Balechou, en înarbre. Une somme de 2.400 fr. kii fût allouée pour ce travail.

Ce buste est au musée Réattu.

En terminant ce petit ouvrage qui a nécessité de nombreuse^ recherches, je ne puis oublier de dire combien le monde des érudits, archivistes, bibliothécaires, amateurs, collectionneurs, est compatissant et complaisant aux simples curieux tels que moi et combien je dois de reconnaissance à ceux d'entr*eux qtie j'ai consultés.

J'ai eu recours à M. Duhamel, archiviste du départeipe^it de

Vaucluse, pour savoir, entre autres choses, comment Palissot, un des auteurs du Nécrologe, a pu être ce que nous appellerions aujourd'hui receveur entreposeur des tabacs à Avignon (voir page i8) avant la réunion de cette ville et du Comtat Venaissin à la France.

Il n'est peut-être pas un point de Thistoire locale que le savant archiviste, si attaché à notre pays, n'ait étudié, soit dans des ouvrages spéciaux, soit dans les précieuses notices qu'il publie depuis 25 ans, dans V Annuaire de Vaucluse, et qui font de ce recueil une collection inestimable. M. Duhamel m'a fait tenir la note suivante:

« Le II mars 1784, il intervint, à la suite de longues négociations, un concordat entre la cour de France et la cour pontificale au sujet de la fabrique et du commerce des toiles peintes et de la fabrication, vente et débit des tabacs de toute espèce se consommant dans toute l'étendue de la ville d'Avignon et du Comtat Venaissin.

« Il était interdit aux habitants de planter, cultiver ou vendre aucun tabac. Le gouvernement pontifical consentait aux fermiers généraux du tabac du royaume l'établissement d'une ferme des tabacs, avec le privilège de vente du tabac au même prix qu'en France. Ils pouvaient établir des magasins, bureaux en tel nombre et en telle ville ou tels lieux qu'ils le jugeraient à propos.

« En échange de ce privilège et pour indemniser les commerçants et les producteurs de tabac dépossédés, la cour pontificale recevait des fermiers généraux une indemnité annuelle de 23o.ooo livres à répartir entre la ville d'Avignon et le Comtat Venaissin.

« En conséquence de ce concordat, le fermier général des tabacs à Avignon devait être désigné par les fermiers généraux ou par la cour de France. »

M. le docteur Pansier, au cours de ses fructueuses recherches aux Archives départementales de Vaucluse, a rencontré le nom de Balechou et a bien voulu me signaler la procédure qu'il entama devant la Cour de Saint-Pierre contre un jardinier du nom de Bourleton, à qui il avait sous-loué une partie de son jardin, attenante à sa maison d'habitation.

J'ai lu cette procédure avec soin, espérant y trouver la conflr-

matîondes renseignements recueillis sur le domicile présumé de Balechou à Avignon. Peine perdue. On voit bien des détails dans ce grimoire, mais l'essentiel n'y est point : on ne parvient pas à savoir où sont situés la maison du graveur et le jardin sous-loué à Bourleton.

C'est en mai 1760. Balechou réclamait le départ du jardinier, prétendant ne lui avoir loué que pour un an ; celui-ci soutenant qu'il « tient son arrentement tout le temps que le dit sieur Balechou avait arrenté sa maison ». Et il ajoutait que « s'il sortait dudit jardin, luy porteroit un préjudice de plus de quarante écus, par rapport à la perte des fleurs des orangers qui valent 27 livres, des autres fleurs, des salades et herbages ».

L'argument paraît avoir attendri Balechou qui consentit à une transaction. La Cour décida donc qu'il abandonnerait à Bourleton les 17 livres que celui-ci devait encore et, de plus, le jardinier percevrait « toutes les fleurs des orangers et ortolages qu'il tenait en arrentement »*.

Les circonstances de la cause, si elles n'apportent aucune indication utile sur la demeure de Balechou, ne contredisent pas cependant ce que j'ai avancé, puisque la rue du Portail Magnanen était encore plantée en jardins il y a peu d'années.

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