‹ J.-J. Rouseau au Val de Travers, 1762-1765Chapitre 105 sur 135 · L* AGITATION RECOMMENCE · texte numérisé non relu

L* AGITATION RECOMMENCE

il s'attribuait T honneur, et son dépit se proportionnait au mécompte. Néanmoins, à l'entendre, « il a la consolation d'avoir été approuvé et loué par son troupeau, qui lui donne plus que jamais des preuves d'affection, de confiance et de respect. »

Tout le troupeau? je ne sais; une partie, cela n'est que trop assuré, et j'aime à croire qu'il se trouva lui-même trop bien écouté et trop bien compris. Le colonel ChaiQet s'était bien trompé lorsqu'il écrivait à Rousseau le 3 avril :

« Il n'y a rien de si vrai, monsieur, que nos têtes neur châteloises sont d'une légèreté extrême, se portant aux deux extrêmes avec une rapidité qui ne peut qu*étonner une personne qui se meut par la raison. Mais heureusement que les personnes qui vous sont attachées ont des principes et sont pétries avec un limon plus solide, plus ferme que leurs compatriotes, et vous ne verrez jamais chez eux la plus légère variation, et je suis si sûr que la façon dont cette infâme tracasserie va finir, fixera pour toujours nos têtes légères, que je ne craindrais pas de répondre sur ma tête que celle-ci sera la dernière qu'on osera entreprendre de vous susciter. »

Dès le mois de mai, l'agitation recommence, et va croissant pendant tout l'été. En vain, les prdres les plus précis du gouvernement « de pourvoir au repos et à la sûreté de M . Rousseau » ,

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