MÉCONTENTEMENT GÉNÉRAL
populaires. Puis, le Conseil d'Écat annonça au roi que Tordre et la paix étaient rétablis !
Mais personne n'était content. La Qasse ellemême, malgré son triomphe de &it, avait sur le cœur les arrêts du Conseil d*État qui condamnaient ses prétentions, et ce qu'elle appelait ses droits en matière de discipline ecclésiastique et de doctrine. En 1766 elle adressa sous le titre de : Information, un long mémoire à S. E. M* de Derschau, ministre plénipotentiaire de Sa Majesté. Dans cette pièce elle rappelle toutes les réclamations qu'elle a présentées au Conseil d'État et directement au roi à Berlin, et demande que son autorité en matière de foi lui soit rendue « afin qu'elle puisse maintenir la pureté et la sainteté de la religion. »
Mal lui prit de revenir sur toute cette affaire. Le roi encore irrité de n'avoir pu empêcher la persécution de Rousseau fit adresser à la Classe le rude rescript responsif que voici :
« Le roy, sur le très-humble mémoire de la Compagnie des Pasteurs de la souveraineté de Neuchâtel et Valangin, concernant les prétendues atteintes que le Conseil d'État aurait données depuis quelque temps aux droits dont elle, ainsi que ses membres, devaient jouir, ordonne d'y répondre : que Sa Majesté, bien loin d'acquiescer à la trés:-