FIN
Quoique la question de savoir à qui ces deux lettres ont été adressées ne soit pas d'une grande importance, je ne veux pas me dispenser de donner l'opinion contraire à la mienne. M. Petitpierre m'écrit à ce sujet : *
« Après une inutile revue de mes papiers j*ai dû avoir recours à Tobligeance de M. J.-H. Bonhôte, qui a bien voulu rentrer dans sa bibliothèque (celle de la ville de Neuchâtcl) pour y rechercher les documents nécessaires. Nous avons donc repris ensemble la question des deux lettres-lacets de Jean-Jacques.
». D'entrée je dois vous dire que pour la seconde il y a eu erreur d'impression dans la date : c'est bien 1^64 et non 1762 qu'il fallait.
» Qjiant au premier billet, si je l'ai attribué à M^e Isabelle, c'est que mon grand-père Vaucher (M. Vaucher avait épousé la fille de M™* Guyenet) l'a toujours entendu ainsi. En me parlant des lacets, il m'y renvoyait, et je me
souviens bien que mon Rousseau en main, il me le répéta sans hésitation.
» Persuadé sur cela que cette lettre était destinée â Isabelle, j'ai supposé que la seconde l'était à sa sœur, puisqu'il y avait deux envois aux deux sœurs, d'après les Confessions. J'ai dans mes papiers la copie de cette seconde lettre sans aucun nom, et je l'ai retrouvée dans les œuvres de J.-J. R., tome XIX. Paris, 1819, mais avec des variantes. D'abord elle est adressée à Mademoiselle Galley, 14 mai 1764. Puis elle renferme un chère Isabelle, qui n'est pas dans ma version. Enfin elle me semble avoir été arrangée par l'éditeur. »
M. Petîtpierre me donne ici les variantes :
mais comme cette lettre est reproduite dans toutes les éditions, chacun pourra comparer les deux versions. Puis il reprend :
« Après avoir lu et relu, cherdié, discuté, nous sommes disposés à croire, M. Bonhôte et moi, que les deux- lettres ont été adressées à la seule Isabelle.
» M. Bonhôte trouve entr'elles une sorte de lien, une suite, et il se représente d'abord le billet, puis une r^xmse de MU< Isabelle, et une lettre de Rousseau suivant de près avec plus de développements.
^ Pour moi, j'approuverais d'autant pius cette manière de voir qu'elle me peiftaet de rester fidèle à la tradition Vaucher sur le billet.
» M. Bonhôte dit qu'il serait bon de rechercher à Motiers ou à Neuchâtel l'époque du mariage delà sœur d'Isabelle '
I Cette recherche a été fiuté, mais sans succès. Les registres de rÉtat civil étaient fort irrégulièrement tenus au xvm* siècle^