DANIEL DE PURY
dirigées contre elle par les Encyclopédistes, et avait contribué à les combahre selon ses forces en publiant un livre devenu fort rare : Pensas pour et contre les écrivains mécréants^ Neuchâtel, 1752. Daniel de Pury, malgré la ferveur de sa foi, ne résista pas plus qu'un autre à l'ascendant que l'auteur de VÉntile avait sur tous ceux qui pouvaient le voir et l'entendre; il lui voua un respect et un attachement profonds, et ces sentiments, mêlés au zèle religieux et au désir d'être utile, le poussèrent à écrire à Rousseau trois lettres, ou plutôt trois mémoires, ou encore, si l'on veut, trois sermons, un peu longs, un peu diffus, mais dictés par les plus louables intentions. Le premier et le dernier s'occupaient des intérêts spirituels; ils voulaient guérir Rousseau de ses erreurs et de ses fausses opinions. Le second, de beaucoup le plus considérable, prétendait le guérir de ses maux physiques, et lui indiquer en vingt -quatre points les moyens de se bien porter. Touché de cette sollicitude, Rousseau le remercie par la lettre que voici ^ :
> Publiée dans U Musée historique de Neucbâiel et Vahngin, de G. A. Malile, t. II.