LA FAMILLE DE LUZE
justement d*Eschemy à roccasîon de nos horlogers, qui pour produire ont besoin d'une vie solitaire, calme, égale et tranquille. Il en est d'autres qui s'affaissent à la vue des mêmes objets et qui, pour se remonter, ont besoin de mouvement et de changer de place. Rousseau était dans ce cas. Six semaines environ après la course aux montagnes, il va chez d'Eschemy, lui dit que l'air trop vif du vallon nuit à sa santé et le prie de l'aider à trouver une installation près du lac, dans un climat plus doux. Us partent. Leur première étape est au Bied, chez M. de Luze.
M. de Luze, banneret ^ de Neuchâtel, personnage important, se trouvait en voyage. M"® de Luze, grande dame de ton, de manières distinguées, obligée de s'absenter aussi, chargea ses filles 2, de faire les honneurs de la maison. H y avait grand monde au Bied. Instruit du projet de Rousseau, Dupeyrou, par l'intermédiaire du colonel de Pury, arrange avec d'Escherny un petit complot qui faillit tourner au tragique. Voici l'histoire, tout au long, telle que nous l'offre d'Eschemy :
ï Magistrat de la ville.
* L'une de ces demoiselles devint M"* de MontmoUin, l'autre épousa M. Pourtalès, le riche négociant de Neuchdtel.