‹ J.J. Rousseau au Val de TraversChapitre 106 sur 132 · OPINION DE D ESCHERNY · texte numérisé non relu

OPINION DE D ESCHERNY

petit trou fait à un carreau de vitre par une pierre lancée à dessein, ou sans dessein, est aussitôt converti en une véritable lapidation. »

Et le sceptique d'Escherny ajoute :

« Ceci n'est point une satir'^, car je vous jure que si j'étais grand homme, j'en ferais tout autant. Chaque état a son charlatanisme, et l'état de grand homme n'affranchit point de son obligation. »

Ainsi les pierres ont été apportées sur la galerie par les instructions de Thérèse; on a placé les plus grosses dans la cuisine et dans la chambre de Rousseau; puis on a fait un trou gros comme une noisette à un carreau, et le crédule Jean-Jacques a cru que des pierres de trois livres avaient passé par là, ce qui devait bien étonner de la part d'un philosophe poursuivi précisément pour avoir nié le surnaturel. Telle est la version légendaire généralement admise comme l'expression de la vérité vraie au sujet du départ de Rousseau. Mais les actes protestent contre cette version. Le récit des Confessions n'est que rigoureusement exact; les pièces et les documents danj lesquels j'ai tant puisé le prouvent assez, et ceux qu'il me reste à citer achèvent de le démontrer. Voici d'abord une délibération

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