IRRITATION DU ROI
humble demande de ladite Compagnie à ce sujet, ne peut s'empêcher de lui témoigner d'être très-mal satisfaite des procédés inquiets, turbulents et tendant à sédition que lesdits pasteurs avaient tenus relativement au sieur Rousseau, que Sa Majesté daignait honorer de sa protection. Fait à Postdam, ce 26 février 1766. »
Et ce Post-scriptum terrible, écrit ou dicté par le roi :
« Vous ne méritez pas qu'on vous protège, à moins que vous ne mettiez autant de douceur évangélique dans votre conduite qu'il y règne à présent d'esprit de vertige, d'inquiétude et de sédition.
» Signé Frédéric. »
A la suite de la copie de cette pièce envoyée par milord Maréchal à Rousseau en Angleterre, le 8 mai 1766, on lit ces lignes guillemetées :
« Ces deux pièces essentielles étant tombées en nos mains, nous les rendons publiques, afin qu'elles servent à jamais d'exemple à tous les princes, d'instruction à tous les magistrats de l'Europe et de sauvegarde à tous les citoyens.
» Fait dans notre résidence, ce 10 mars 1766. »
Et maintenant j'ai fini. Je n'ai apporté à ce travail aucune intention d'apologie ou de réquisitoire. Chercher la vérité et la dire simplement, exactement, avec ses nuances et ses incertitudes, a été mon seul souci. Ce n'est pas le moyen de