‹ J.J. Rousseau au Val de TraversChapitre 125 sur 132 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

losophe a été deux fois ouvert, ses cendres ont été jetées au vent, et, malgré les actes les plus authentiques, on discute encore la question de savoir si le pistolet, ou le poison, ou tous les deux ont mis fin à ses jours ^ Je laisse à d'autres la tâche intéressante de raconter cette longue et mélancolique odyssée. Citoyen d'un pays dont Rousseau a beaucoup parlé en bien et en mal, fils de la vallée où il a longtemps vécu, j'ai voulu seulement ranimer les traces pâlissantes de son passage au milieu de nous, et, sans dissimuler les torts de nos pères envers leur hôte illustre, rappeler aussi les preuves plus nombreuses encore de leur affection pour sa personne et de leur respect pour son génie.

ï M. le D"" A. Chereau, membre de l'Académie de Médecine et bibliothécaire de l'École a publié sur ce sujet un travail qui me paraît décisif. Paris, 1866. Je sais qu'il en prépare une seconde édition avec de nouvelles pièces à l'appui et j'espère que ce livre effacera à tout jamais de l'histoire de Rousseau le roman si invraisemblable de son suicide.

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