‹ J.J. Rousseau au Val de TraversChapitre 37 sur 132 · ROUSSEAU PARRAIN · texte numérisé non relu

ROUSSEAU PARRAIN

J'allais oublier de noter que Rousseau a été parrain, au moins peut-on le croire par la lettre suivante que lui adressait M""^ Boy de la Tour le 28 novembre 1764 :

« Pour répondre à votre chère lettre du 18, je vous dirai que j'ai couru les boutiques pour chercher ce qui conviendrait le mieux pour les présents que vous voulez faire. Pour la filleule, une coiffe, des petites manches, le coUier ; nous les aurons fort honnêtes pour 30 livres. Pour la mère et la marraine, j'ai vu de très jolies bourses d'ouvrage, brodées en or, depuis 20 jusqu'à 30 livres; un éventail honnête et très présentable, aux environs de 15 à 16 livres. Je crois que pour les dames il faut s'en tenir à ces deux articles, qui conviennent beaucoup mieux que des choses de mode de ce pays qui ne conviendraient pas au leur.

» Je ferai ensorte que le tout ne passe pas six louis d'or. Nous avons reçu un paquet de papiers pour vous. J'attends une occasion solide pour vous les faire passer. M. Regulia, libraire ', doit vous aller voir incessamment; je les lui remettrai. »

Dans cette même lettre, M""" Boy de la Tour remercie Rousseau d'un envoi de langues fumées qu'il lui a fait. Il y avait échange de petits cadeaux

jamin avait aussi réuni une bibliothèque botanique de plus de 4000 volumes, offerte par ses héritiers à l'Institut de France dont M. Delessert faisait partie. Les savants regrettent que ce complément nécessaire de l'herbier ne l'ait pas suivi à Genève, ou que les plantes ne soient pas restées à Paris avec les livres.

' Probablement celui que Rousseau nomme Reguillat et qui devait diriger l'édition neuchâteloise de ses oeuvres.

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