‹ J.J. Rousseau au Val de TraversChapitre 38 sur 132 · ROUSSEAU PARRAIN · texte numérisé non relu

ROUSSEAU PARRAIN

et de bons procédés. Mais quelles étaient cette filleule et cette marraine et cette maman pour qui le philosophe s'exécutait si généreusement ?

Je l'ignore, à moins qu'on ne puisse y rapporter la phrase suivante d'une lettre, du 4 mars 1765, de M""*^ Boy de la Tour : « La caisse où sont les présents pour M""^ Ray n'est pas encore arrivée ; on en a des nouvelles. « Et, dans ce cas, l'envoi n'aurait pas été adressé à Jean-Jacques lui-même, ni même à quelqu'une de ses relations du pays de Neuchâtel. J'y songe; il se pourrait bien que l'écrivain eut accepté d'être le parrain d'un enfant de son éditeur de Hollande, Marc- Michel Rey; il lui écrit de Wootton en 1766 : « Mon cher compère, » et finit par : « Mille tendres salutations à M""^ Rey. J'embrasse la chère petite et son cher papa. »

M""^ Boy de la Tour avait beau faire, Rousseau toujours inquiet, ne se trouvant bien nulle part, roulait sans cesse dans sa tête quelque projet de déménagement. Cette disposition était du reste encouragée, excitée par les offres qui lui arrivaient de tous les côtés. Chacun voulait l'avoir. La jolie situation de Planessert où s'arrêtent maintenant les voyageurs du chemin de fer qui^

Page 1