‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 16 sur 107 · XXV · texte numérisé non relu

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tément du nom sacré de bien public, et où les citoyens, guidés par des motifs secrets, n'agissant plus comme citoyens, font « passer faussement sous le nom de lois des décrets iniques qui n'ont pour but que l'intérêt particulier' ». Cela n'empêche pas Mallet du Pan d'écrire : « Rousseau eut l'imprudence de ne pas avertir que la folie, le crime et l'injustice ne pouvaient communiquer aux décisions tumultueuses de la foule le caractère d'une loi ».

Montesquieu a dit que lorsque dans un ouvrage se trouve quelque endroit équivoque, on doit examiner l'intention générale de l'auteur et prononcer d'après elle, au lieu de s'attacher au mauvais sens, à la façon des corbeaux volant à la recherche de cadavres. Les adversaires de Rousseau font comme les corbeaux; ils tirent surtout parti de pages dont le sens est mauvais ou douteux, ou d'endroits dans lesquels il est impossible de savoir au juste ce que Rousseau décidait ^

N'omettez rien, et surtout n'exagérez rien. So3^ez attentifs à l'esprit plus qu'à la lettre; consultez, ainsi que Rousseau le demandait, la disposition de cœur où vous mettent ses écrits : « elle éclaire,

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