‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 56 sur 107 · C'est le titre d'un des chapitres de La névoliition · texte numérisé non relu

C'est le titre d'un des chapitres de La névoliition

de deux révolutions, celle de la liberté et celle de l'égalité « retrouvée sous les débris du trône » ; mais il ne les a pas opposées l'une à l'autre, ne les a pas présentées comme inspirées par deux esprits dilîérents. Il a, au contraire, vu dans la seconde le complément de la première, un pas de plus dans le même sens, un « progrès en liberté ». Dans la discussion qui suivit, la Déclaration de 89 fut critiquée en son détail, mais de part et d'autre on s'accordait à reconnaître qu'en corrigeant plusieurs articles, il fallait rester fidèle à la philosophie de cette déclaration ' .

L'égalité, dit Rousseau dans le Contrat social-, est indispensable parce que la liberté ne peut subsister sans elle. Les révolutionnaires ne les séparèrent pas; le jour où les Jacobins quittèrent le nom d'amis de la Constitution, ils prirent celui d'amis de la liberté et de l'égalité ^

J'ai été souvent tenté de dire, contrairement à Louis Blanc et à Quinet, que, si jamais Rousseau fut réellement pris pour guide, a triomphé et régné comme on l'imagine, c'est dans les premiers temps de la Révolution, et que, par la suite, ses

1. Les critiques portaient surtout sur la rédaction de cette Déclaration ; on la trouvait « incohérente, louche, obscure ».

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