‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 92 sur 107 · Lettre à J. Vernet, 29 novembre · texte numérisé non relu

Lettre à J. Vernet, 29 novembre

4. Troisième dialogue, XIX, 33. Il ajoute que c'est là un des articles sur lesquels il a toujours le plus insisté.

choses n'en iraient pas mieux... JMusieurs m'ont lu, quelques-uns m'ont approuvé môme; et comme je l'avais prévu, tous sont restés ce qu'ils étaient auparavant. Messieurs, vous direz mieux et davantage, mais vous n'aurez pas un meilleur succès '. »

En conséquence, Rousseau, loin d'encourager les révoltes, insiste sur l'inutilité, sur le danger des réformes : « En s'accoutumant à négliger les anciens usages sous prétexte de faire mieux, on introduit souvent de grands maux pour en corriger de moindres -. »

« Quand une fois les coutumes sont établies et les préjugés enracinés, c'est une entreprise dangereuse et vaine de vouloir les réformer \ »

« Le moindre cliangement dans les coutumes, fùt-il même avantageux à certains égards, tourne toujours au préjudice des mœurs ^ »

« Toutes choses ont leurs abus, souvent nécessaires, et ceux des établissements politiques sont si voisins de leur institution, que ce n'est presque pas la peine de la faire pour la voir si vite dégéné-

rer ^ »

1. Lettre a la Société économique de Berne, 29 avril 17G2, XXI, 300.

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