‹ J.-J. Rousseau et la Révolution françaiseChapitre 94 sur 107 · Jugement sur la polysynodie · texte numérisé non relu

Jugement sur la polysynodie

2. On m'assure que cette thèse est celle de Nietzsche; soit, mais

même à une sorte d'indifférence en matière politique, à une résignation inattendue; il explique à Emile qu'on ne doit pas se détacher de son pa3'^s, pourvu qu'on y trouve le repos et la paix : « La liberté n'est dans aucune forme de gouvernement... Que le Contrat social n'ait pas été observé, qu'importe, si l'intérêt particulier t'a protégé comme l'aurait fait la volonté générale '? »

Socrate, âgé de soixante-dix ans,, ne saurait se taire et renoncer à l'action: il aimerait mieux mourir que de cesser d'examiner les Athéniens comme il s'examine lui-même". La vie de Voltaire, jusqu'à la dernière heure, est une bataille; les derniers mots qu'il a dictés sont un cri de victoire. Rousseau, de bonne heure, bien avant la soixantaine, renonce à la lutte, aux controverses et même à tout examen. Quand on lui parle de prendre parti pour les protestants, il se récuse, il est fatigué. Il continue à se dire ami de lu vérité, mais il ne la cherche plus; si, jeune encore, jouissant de toutes ses facultés, il ne l'a pas atteinte, il la trouverait moins encore au seuil de la vieillesse. Las de douter, il tiendra définitivement pour vraies les opinions auxquelles il s'est arrêté, n'écoutera

elle est aussi celle do henurniip d'aulros anli-rieurs à cet Allemand, ot Rousseau a i)U la cniinaitro.

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