DECLARATION DE LA VENERABLE CLASSE
le sauver des accusations précises et pressantes formulées dans la Lettre de Goa, On se souvient seulement que Monsieur de Motiers a été un moment tolérant, et on le lui reproche! Cela est dur, en vérité. Cette conduite trop prudente n'eut pas cependant tout le succès que la vénérable Compagnie en attendait pour sa gloire et pour son repos. Les clameurs populaires vinrent la troubler dans sa retraite, et à son tour, elle crut devoir adresser au public, pour sa justification, le manifeste solennel, j'allais dire le mandement, dont je trouve la copie ou le brouillon dans les papiers du pasteur. Les corrections et adjonctions ne sont pas de la plume de M. de MontmoUin, non plus que la pièce elle-même. Je ne saurais d'ailleurs assurer qu'elle ait été publiée ; peut-être est-elle restée un simple projet, le rêve de quelques jeunes lévites, jaloux de faire aussi leur campagne. Point de date, ni aucune indication de lieu et de circonstance qui puisse faire deviner ses auteurs; il y en a deux au moins, puisqu'il y a deux écritures.