‹ J.-J. Rousseau et le pasteur de montmollin, 1762-1765. Suite et complément de J.-J. Rousseau au Val-de-TraversChapitre 29 sur 38 · INFORMATION DK LA COMP. DES PASTEURS · texte numérisé non relu

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pagnie n'a fait qu'enhardir ce téméraire écrivain, qui veut ctrc auteur aux dépends de la vérité et de son honneur, sous l'insensé prétexte d'être le défenseur de J.-J. Rousseau, elle a cru, pour le coup, ne pouvoir plus se taire, et elle se voit dans la nécessité de tancer et de réprimer le sieur Dupeyrou dans son insolent procédé, qui, suivant les lois romaines et la Caroline, mériterait flétrissure et une peine infamante.

(( Elle ne peut donc plus garder le silence sur cette foule d'imputations fausses et odieuses, dont le sieur Dupeyrou a aff'ecté de parsemer ses Ubelles, ce qui demanderait une discussion presque infinie, si l'on voulait prendre la peine de les relever pied à pied, comme par exemple ce qu'il dit dans telles et telles pages et qui est un tissu d'absurdités, d'impertinences et de faussetés; comme ce qu'il ose encore avancer contre un des membres de la dite compagnie et dans sa personne et dans son ministère, qui a toujours bien mérité de son corps et qui, dans la dernière aff'aire de Rousseau, n'a agi que conformément à la discipline reçue dans les éghses du pays; ayant estimé de plus, dans une

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de nos assemblées, que sa Réfutation à la Ixttre de Goa, dont lecture fut faite à la compagnie, établissait la justification du dit membre et était suffisante pour établir aussi la justice et l'intégrité de la conduite de la Compagnie concernant Rousseau.

« La dite Compagnie, qui sait ce qu'elle se doit à elle-même, ce qu'elle doit aux églises qui lui sont confiées, à la religion et à toute la chrétienneté, croirait manquer essentiellement à tous ces égards, si elle ne relevait de la manière la plus forte, la plus expresse et la plus authentique tout ce que le dit Dupeyrou a eu l'audace de répandre dans le public contre elle; mais en même temps, elle estimerait s'avilir, si elle entrait dans aucune discussion sur tous les faux et insensés allégués qu'ose avancer le dit Dupeyrou, qui, sans aucune qualité ni vocation ose s'élever contre un corps respectable et l'insulter ouvertement et qui, quand même il aurait vocation, serait toujours très blâmable de s'être oublié à ce point-là. Mais le dit Dupeyrou est non seulement sans qualité et sans vocation, puisqu'il est tout récemment nouveau

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