UN JEUNE PASTEUR A DE MONTMOLLIN
Est-ce tout? M. de Montmollin peut-il dormir tranquille sur ses lauriers ?
Nous sommes en 1768; près de trois ans se sont écoulés depuis que Jean-Jacques a repris son bâton de pèlerin. On ne parle plus de lui, on ne sait ce qu'il est devenu, et on ne se soucie pas de le savoir. Motiers jouit d'une paix profonde. Le ciel a repris sa pureté, les esprits leur indolence. Allons! Tout est bien qui finit bien.
Mais voici qu'un nouvel orage se prépare, surgit, éclate. Les têtes s'échauffent; la foule irritée massacre à Neuchâtel le procureur général Gaudot. Rousseau n'y est pour rien, ni le pasteur, et pourtant, voyant tout cela, un jeune ministre se souvient de l'un et de l'autre, et, rentré chez lui, de sa cure isolée, il envoie
Voltaire, dans la facétie qu'il a publiée sous le titre de : Dix-neuvième lettre de M. de Montmollin, prêtre, à M. Needham, prêtre, cite aussi V Information présentée au public, et en rappelle une phrase : Rapport que je suis d'un caractère très respectable.
M. Bonhôte, bibliothécaire, nous informe que cette pièce n'existe pas dans les collections de la ville de Neuchâtel.