‹ J.-J. Rousseau et le pasteur de montmollin, 1762-1765. Suite et complément de J.-J. Rousseau au Val-de-TraversChapitre 35 sur 38 · UN JEUNE PASTEUR ET DE MONTMOLLIN · texte numérisé non relu

UN JEUNE PASTEUR ET DE MONTMOLLIN

de mon respect, et croyez que j'ai l'honneur d'être, etc.

«J. DE Gélieu.

" Lignières, le 27 avril 1768. »

Les craintes du jeune pasteur étaient, nous aimons à le croire^ purement imaginaires. M. de Montmollin ne méritait la haine de personne. Dans sa lutte avec Rousseau, il avait été, par la force des choses, le représentant de la Classe^ très jalouse alors de son autorité spirituelle et temporelle, et, malheureusement pour lui, plus encore et surtout du clergé de Genève, chez lequel, en cette occasion, les passions ecclésiastiques se doublaient d'intérêts politiques et sociaux. C'était là peut-être ce que les Neuchâtelois ne pouvaient pardonner au pasteur de Motiers. Poussés au delà de leurs propres sentiments, ils éprouvaient un regret mêlé de honte et de rancune, d'être devenus malgré eux, pour leur hôte paisible et honnête, les agents de ses ennemis du dehors.

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