‹ J.-J. RousseauChapitre 5 sur 29 · Dictionnaire de musique, article Chantre · texte numérisé non relu

Dictionnaire de musique, article Chantre

biographes allemands ont pu opposera la calviniste Genève l'Allemagne luthérienne* où, dans le temps même que Jean-Jacques s'ouvrait aux premières impressions sonores, Sebastien Bach venait s'installer à Leipzig et s'occupait de construire le monument lyrique le plus magnifique que l'art de la Réforme ait produit. Pourtant il serait injuste d'accuser les protestants de langue française d'avoir fermé leurs temples à la musique et d'en avoir méconnu la valeur, même au point de vue purement religieux. Calvin disait, parlant des effets produits sur l'âme par les vers : « Quand la mélodie est avec, cela transperce beaucoup plus fort le cœur. » Mais c'était le chant seul qu'il consentait à admettre dans son église, le chant simple et nu, dans toute la sévérité de son unisson, tel qu'il le fallait pour être dit par toutes les voix des fidèles; — et déjà, dans cette conception de la liturgie propre à l'église de Genève, nous pourrions entrevoir le point de départ de la préférence que Jean-Jacques Rousseau a toujours très fortement affirmée pour la mélodie aux dépens de l'harmonie. 11 dit encore : « Lorsque j'entends chanter nos psaumes à quatre parties, je commence toujours par être saisi, ravi de cette harmonie

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