‹ J. J. Rousseau, ses amis et ses ennemis (volume 3)Chapitre 48 sur 73 · TOME V · texte numérisé non relu

TOME V

Page 50. — Non de ces privations pénibles et douloureuses qui blessent la nature et dont son auteur dédaigne l'hommage insensé.

On a retranché, dans l'édition française, les sept derniers mots, d'après l'avis de quelques théologiens. Au reste, si M. Rousseau y est attaché, je n*y insiste point.

Page 163. — On a retranché depuis ces mots : Vous êtes bien difficile^ jusqu-à la fin de Talinéa.

Si Fauteur veut changer cet article au lieu de le retrancher tout à fait, il verra aisément dans quel esprit on désire que le changement soit fait.

Julie et Saint-Preux étant les héros du roman, leur façon de penser peut faire impression et sera toujours prise pour celle de l'auteur. Ainsi on peut les faire hérétiques, parce que c'est la religion de leur patrie; mais il a paru dans cet article que Fauteur va plus loin et qu'il donne à Saint-Preux des doutes sur tout ce qui est incompréhensible.

« Seriez-vous chrétien, pnr hamrd? » a paru aussi une expression ironique et déplacée, même dans la bouche de Wolmar.

Pages 179, 180, 181.— Le motif des grands retranchements faits dans ces trois pages est très-sensible.

Dans la suite ^ ayant toujours vécu dans des pays catholiques^ etc., jusqu'à : En voulant s'éclaircir de bonne foi sur ces matières. Tout ce morceau est une invective contre In religion catholique qui ne saurait être tolérée en France.

Les mêmes raisons, a peu près, ont fait supprimer la note de la page 180. On a aussi ôté de la page 181 ces deux lignes : Tout ce quon lui prouvait^ détruisant plus un sentiment quil n^en établissait un autre. Enfin, dans la page 179 on a retranché aussi cette expression : Foi^cé d'être impicy parce qu'on n'y est jamais forcé. Et cette autre : Sa raison, trop supérieure à Vimbécile joug quon voulait lui imposer, parce qu'on a pensé que c'était s'exprimer trop durement contre une religion qui, quoique fausse, mérite suivant nos théologiens, des égards quand elle est mise en opposition avec l'athéisme.

D'après ces principes, qui ne sont pas tous également incontestables, M. Rousseau verra quelle forme il peut donner à cet article.

Page 182. — On a retranché : Comme sainte Thérèse. Je ne crois pas que M. Rousseau y insiste; peut-être voudra-t-il substituer quelque autre comparaison.

Pages 185 et 184. — Il faut retrancher la note en entier; Tauteur en conviendra sûrement.

Page 189. — U athéisme, qui marche à visage découvert, etc. Toute cette phrase, injurieuse à la religion catholique, exige aussi un changement qui ne sera pas difficile à faire.

Page 195. — On a retranché la note, non pour approuver

410 LETTRES DE MALESHKRBKS

les persécuteurs, mais parce que c'est une proposition outrôe et fausse que de dire qu'ils sont tous de mauvaise foi. D*ailleurs cette note est inutile à l'ouvrage; elle n'est point neuve à beaucoup près, et par conséquent point instructive, et il y a des gens à qui elle déplatt< C'est faire en pure perte des en* nemis à l'ouvrage et à Fauteur.

Page 197. — Les dernières lignes de cette page et les premières de la page 198 contiennent un argument de Wolmar si fort contre la Providence et une réponse de Saint-Preux si faible, qu'on a cru devoir retrancher cet article. M. Rousseau verra ce qu'il en veut faire ; peut-être, au lieu de retrancher tout l'article, aimera-t-il mieux affaiblir l'objection ou fortifier la réponse.

Pages 505 et 504. — Il faut absolument retrancher la dernière ligne de la page 505 et la première de la page 504.

Page 1