‹ J. J. Rousseau, ses amis et ses ennemis (volume 3)Chapitre 70 sur 73 · LETTRES D'ANONYMES A J.-J. ROUSSEAU · texte numérisé non relu

LETTRES D'ANONYMES A J.-J. ROUSSEAU

de tournures, elle ne l'est pas de conséquences. Nos fils sauront que leur patrie vous a donné le jour, ils l'apprendront aux leurs; ces voix innocentes s'élèveront dans tous les siècles pour vous réclamer : vous n'aurez fait que l'ouvrage d'un moment.

Pardon, monsieur, vous n avez que faire de ceci. Comme une des plus zélées de vos admiratrices, on a voulu que je vous écrivisse ; je ne le puis qu'avec vérité, M. Moultou vous en répondra. S'il me nommait il ferait un crime; il n'est point mon ami, mais il est honnête homme.

Voilà mes raisons; j'ignore vos motifs. Je ne suis point digne sans doute d'une réponse, mais je ne la mérite pas dure, car je suis une femme encore plus malheureuse que vous par le monde, qui Tai quitté, et qui puise chaque jour dans VÊmile Tavanfage de ne vivre que pour moi sans haïr les autres.

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